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Mille et un jeux de lumière sous un ciel montréalais



Mille et un jeux de lumière sous un ciel montréalais

Mille et un jeux de lumière sous un ciel montréalais

Louise Potvin
Publié le 13 Septembre 2008
Publié le 16 Février 2010
Louise Potvin RSS Feed
Sujets :
Opéra de Pékin , Chine , Shanghai

Elle s’appelle My Quynh Duong. Depuis sept ans, c'est elle qui imagine le décor qui, chaque automne, illumine le Jardin chinois du Jardin botanique de Montréal. Place aux Mille et un jeux de lumière de la 16e Magie des lanternes.

Encore cette année, Mme Duong fait revivre cet art séculaire, celui des lanternes. Le nylon a beau avoir remplacé la soie, il n’en demeure pas moins que la magie des coqs, dragons et autres figures mythiques de l’art japonais perçant pendant deux mois les nuits montréalaises opère toujours.

Cette année, l’exposition nous entraîne au cœur de la cour impériale de la dynastie Han qui régna sur la Chine bien avant l'ère chrétienne. « L’empereur Wu Di était particulièrement réputé pour ses fêtes interminables, somptueuses et extravagantes. On appelait ces fêtes Bai Xi, ce qui veut dire 100 performances ou si on veut, des fêtes sans fin », dira notre guide, lors de l'ouverture de l'exposition.

Au centre du bassin trône une immense lanterne représentant l'Opéra de Pékin. La pièce, un masque d’opéra à deux visages, fait 20 pieds de haut et 22 pieds de large. Un peu plus loin, l’astrolabe pivotant inlassablement sur lui-même. Cet instrument était aussi utilisé au temps des Han pour scruter le ciel. Tout autour, on retrouve des lanternes représentant tambours, danseurs, musiciens, contorsionnistes et autres disciplines liées aux arts populaires chinois. « J'ai aussi voulu faire un clin d’œil aux Jeux olympiques pendant lesquels on a pu prendre contact avec la culture chinoise», raconte My Quynh Duong.

Le making of

Un an. C’est le temps qu’il faut pour tout mettre en place. La conceptrice réalise les croquis selon la thématique qu’elle a imaginée et envoie les plans à Shanghai où des artisans locaux réalisent les pièces. Peinture, ornements : tout est fait à la main.

Puis, les centaines de lanternes repartent par bateau en direction du Jardin botanique. C'est à ce moment qu'entrent en scène les travailleurs de l’ombre du Jardin botanique. Plombiers, soudeurs, électriciens mettront un mois pour disposer les quelque 1000 lanternes sur le site et surtout, ériger l’imposante structure invisible sous les lanternes de l'étang qui, majestueusement, s'élèvent créant un effet miroir, quasi magique, dans la nuit montréalaise.

<@Di>La magie des lanternes<@$p>, jusqu'au 31 octobre.

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