Une entreprise d'économie sociale c'est le croisement entre l'organisme communautaire et l'entreprise privée où le concept de viabilité prédomine sur celui de rentabilité. La finalité de telles entreprises n'est donc pas la recherche du profit à tout prix.
Elles produisent des biens ou offrent des services qu'elles vendent, ce qui leur permet de subvenir à leurs besoins, mais elles se différencient au chapitre de leur modèle d'affaires.
Elles ont entre autres pour objectif de servir leurs membres ou la collectivité, elles intègrent dans leurs statuts et leurs façons de faire un processus de décision démocratique, elles défendent la primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition de leurs surplus et revenus et elles fondent leurs activités sur les principes de la participation, de la prise en charge et de la responsabilité individuelle et collective.
Au chapitre de la gestion, elles sont souvent des coopératives ou des organismes à but non lucratif (OBNL). Elles sont présentes dans plusieurs sphères, dont le loisir, le tourisme, les arts, la culture, l'agroalimentaire, l'alimentation et les services aux personnes âgées.
Au Québec, l'économie sociale selon les estimations, c'est plus de 7000 entreprises collectives (coopératives et OSBL), plus de 125 000 emplois, plus de 17 G$ de chiffre d'affaires et plus de 6 % du produit intérieur brut (PIB).
Le modèle a fait ses preuves, mais c'est un type d'entreprise encore méconnu, reconnaît Geneviève Huot, chargée de projet au Chantier de l'économie sociale.
Dans un arrondissement comme celui d'Anjou, les entreprises d'économie sociale seraient les bienvenues, particulièrement celles oeuvrant dans les services aux personnes âgées.
« Nous avons des fonds spécifiquement dédiés pour soutenir, accompagner et démarrer des projets d'économie sociale, mais les demandes sont rares. Nous espérons qu'une rencontre d'information comme celle de ce matin permettra de démystifier ce qu'est l'économie sociale et incitera de futurs entrepreneurs à nous contacter », de dire Gilles Laplante, directeur général du CLD Anjou.
