Élèves en difficulté: un manque de professionnels qui inquiète

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Josianne Desjardins
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En ce début d'année scolaire, les temps sont durs pour des centaines de jeunes élèves en difficulté, alors que plusieurs commissions scolaires n'ont toujours pas ajouter de nouveaux professionnels de l'éducation pour les aider.

Le nombre d'enfants aux prises de troubles envahissants du développement (TED) a subi une hausse de 280% en sept ans à Montréal, passant de 904 élèves pour l'année scolaire 2002-2003 à 2510 élèves en 2010-2011.

C'est ce que la Fédération des professionnels de l’éducation a annoncé la semaine dernière lors d'un point de presse. Selon le président de l'organisation, Jean Falardeau, les sommes versées par le ministère de l’Éducation aux commissions scolaires n'ont pas toutes servi à ajouter des postes d’orthophonistes ou encore de psychologues.

Une situation qui ne rassure pas la présidente de l'Association des pédiatres du Québec, la Dr Pascale Hamel.

« Nous sommes très inquiets du suivi des enfants avec des troubles particuliers. Et des listes d'attente interminables pour consulter des spécialistes dans les écoles, on voit ça tous les jours », avance-t-elle.

Certains parents doivent attendre jusqu'à trois ans avant même d'obtenir un premier diagnostic, surtout en raison du manque flagrant d'orthophonistes, affirme Mme Hamel.

« Ces problèmes-là sont trop banalisés. Les jeunes doivent recevoir un diagnostic le plus tôt possible, dès la maternelle. Lorsque la situation est évaluée tôt, le pronostic est meilleur », considère-t-elle.

Si, selon la docteure, les enfants aux prises d'un déficit d'attention sévère accèdent plus rapidement aux services d'un psychologue, d'autres élèves, qui ont des problèmes moins graves, sont laissés pour contre.

« Il y en a plusieurs qui ne seront jamais vus et qui accuseront d'un retard de langage important s'ils ne sont pas rencontrés par des spécialistes », ajoute-t-elle.

C'est pourquoi la Dr Hamel a pour cheval de bataille la gratuité des services spécialisés aux élèves dès la maternelle, question de dépister rapidement les troubles d'attention et d'apprentissage.

« Les thérapies sont bénéfiques pour les parents d'élèves en bas âge. Ils leur donnent des trucs pour savoir comment mieux communiquer avec leur enfant », explique-t-elle.

Appelé à réagir sur l'investissement de 1,5 M$ du ministère de l'Éducation à la Fondation Mobilys pour recruter davantage de bénévoles dans les écoles, Mme Hamel estime qu'il en faut davantage, mais que le système scolaire a tout de même « besoin de plus de spécialistes ».

Le nombre d'enfants aux prises de troubles envahissants du développement (TED) a subi une hausse de 280% en sept ans, passant de 904 élèves pour l'année scolaire 2002-2003 à 2510 élèves en 2010-2011.

Organisations: Fédération des professionnels de l’éducation, Ministère de l’Éducation aux commissions scolaires, Ministère de l'Éducation Fondation Mobilys

Lieux géographiques: Québec

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