Cette nouvelle source de revenus devrait permettre à l'arrondissement d'aller chercher une somme d'environ 1,2 M$ dans les poches de ses contribuables, selon que la variation du nouveau rôle d'évaluation soit étalée sur trois ou quatre ans.
L'enveloppe budgétaire octroyée par la ville centrale est de 24 319 900 $, incluant des revenus de 1 210 900 $, alors que le budget de fonctionnement est de 25 859 800 $. Une dotation budgétaire sensiblement équivalente à celle de l'an dernier. Le manque à gagner sera financé par la nouvelle taxe locale, une augmentation des revenus anticipés de 340 100 $, un resserrement des dépenses et une gestion serrée.
La hausse des dépenses est principalement due à l'augmentation de la rémunération des employés découlant des conventions collectives, l'augmentation du coût des contrats pour la collecte et le transport des ordures, l'augmentation des coûts des contrats de déneigement, l'augmentation des coûts de l'essence et des frais énergétiques ainsi que l'augmentation des coûts d'entretien des piscines et des parcs incluant la réfection des terrains de soccer.
« Le maire Tremblay et son équipe ont volontairement oublié de fournir les budgets nécessaires aux arrondissements pour combler ces besoins, dénonce le maire de l'arrondissement d'Anjou, Luis Miranda. L'administration montréalaise nous force à diminuer nos services ou à augmenter nos taxes. Nous avons opté pour le maintien des services de qualité. »
Si cette situation se répète pour les prochaines années, l'arrondissement n'aura plus les moyens financiers de rêver à de nouveaux projets. Les élus, employés et leaders angevins continueront la lutte auprès de l'administration Tremblay pour que les arrondissements puissent compter sur un financement suffisant permettant d'assurer des services diversifiés et de qualité.
En dépit du gel des enveloppes budgétaires, le responsable des finances et président du comité exécutif, Frank Zampino, précise que plusieurs arrondissements ont réussi à équilibrer leur budget sans imposer une taxe locale. Pour ce faire, ils ont rationalisé les dépenses ou utilisé une partie de leur surplus budgétaire. Il refuse donc de porter le blâme pour les décisions prises par M. Miranda.
Le Programme triennal d'immobilisations (PTI) 2007-2009 prévoit des investissements de l'ordre de 5 148 000 $ annuellement.
En 2007, la part du lion des investissements ira à l'aménagement urbain (2 526 000 $) et aux parcs et piscines (1 615 000 $). Au chapitre de l'aménagement urbain, le resurfaçage de rues bénéficiera d'une enveloppe de 1 535 000 $ alors que le réaménagement du parc du Bocage (1 300 000 $) et la réfection de terrains de soccer (300 000 $) seront les projets majeurs des investissements reliés aux parcs et piscines.
En 2008, le service de l'aménagement urbain recevra une somme de 1 853 000 $ alors que les projets de réfection des bâtiments totaliseront 931 000 $, pour la réalisation de plusieurs sous-projets reliés aux arénas Chénier et Chaumont.
En 2009, l'enveloppe budgétaire de l'aménagement urbain sera gonflée à 2 836 000 $ et celle des parcs à 1 225 000 $.
À noter toutefois que le Programme triennal d'immobilisations est l'équivalent d'une liste d'épicerie. Il s'agit d'intentions qui peuvent toujours varier en cours de route.
