J’ai assisté à une bien étrange « assemblée de consultation publique », le 19 janvier, au conseil d’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.
Après un avis public formulé dans les termes les plus vagues possible (par exemple, introduire l'usage « soins personnels » à l'intérieur des secteurs commerciaux et d'habitation de catégories C.3 (2) A, H), qui a été publié le 22 décembre, alors que tout le monde était dans la course folle du temps des fêtes), le maire Réal Ménard a présenté devant deux ou trois personnes qui attendaient le début d’une session ordinaire du conseil d’arrondissement une soi-disant consultation publique sur la transformation d’un tronçon de la rue des Ormeaux en zone où sera autorisé le commerce des soins personnels (« massages et bains corporels »).
Est-ce une façon de déménager à l’intérieur une prostitution trop visible sur les trottoirs? J’ai posé la question et on ne m’a pas dit le contraire, sinon pour me confirmer que ces « soins personnels » n’étaient pas autorisés dans les établissements commerciaux de la rue Sainte-Catherine.
Ce changement de règlement de zonage a été adopté de façon expéditive au conseil d’arrondissement tenu immédiatement après. Peut-on vraiment parler d’une consultation? Les gens de la rue des Ormeaux l’ont-ils été?
Je me demande ce qu’en diront les résidents et propriétaires de ce secteur en découvrant qu’on a fait de leur coin du quartier le premier repaire de bordels légaux à Montréal.
Merci, monsieur le maire Ménard!
- Martin Dufresne