Nathalie Parent a toujours été une passionnée de lecture. « À 12 ans, je dévorais les romans de Stephen King. J’ai toujours eu un petit côté sombre », confie-t-elle. Après avoir envisagé d’étudier la littérature à l’université, elle décide plutôt de mettre sa passion de côté. Quelques années plus tard, elle se remet à écrire à la demande de son conjoint. « Chaque soir avant de s’endormir, Daniel me racontait une histoire, sa voix m’apaisait. Une fois, il m’a dit : "ce soir, c’est toi qui vas me conter une histoire". J’ai commencé à en inventer une et il m’a encouragée à l’écrire. Cette histoire est devenue Ombre, mon premier roman », raconte-t-elle.
Un talent caché
Nathalie Parent a commencé à rédiger sans imaginer être publiée un jour. « Le premier roman, je ne l’ai pas écrit dans le but d’être publiée. Je voulais le présenter aux éditeurs pour qu’ils évaluent mon style d’écriture et me disent comment m’améliorer. J’ai reçu des refus de différentes maisons d’édition, mais une a décidé de le publier. Quelle surprise! Même en signant le contrat, je n’y croyais pas! », se remémore l’auteure.
Si son conjoint a été complice de ce projet dès le départ, la famille de Nathalie Parent ignorait, jusqu’à tout récemment qu’elle était romancière. « Je leur ai annoncé en les invitant au lancement de mon troisième livre en juillet dernier! », déclare-t-elle. De cette manière, son entourage n’a jamais tenté de la décourager.
Une œuvre vivante
Chaque livre de Nathalie Parent suit son propre chemin. « Les personnages ont leur monde. Je ne m’inspire pas des gens que je connais, je me fais plutôt une idée générale du personnage. Il évolue à sa façon, selon sa personnalité. Il emprunte parfois un chemin que je n’avais pas imaginé. Moi-même je ne sais pas toujours comment mon livre va se terminer, c’est au personnage de décider! », confie la romancière.
Conciliation travail/écriture
Le métier de romancière n’étant pas très lucratif au Québec, les auteurs arrivent rarement à vivre de leur plume. C’est pour cette raison que Nathalie Parent écrit dans ses temps libres. « Je travaille 40 heures par semaine dans le domaine de l’informatique. En rentrant de travailler, je soupe, je fais mes affaires et je m’installe à mon bureau. J’écris environ trois heures tous les soirs et le dimanche. C’est une discipline que je m’impose. C’est comme ça que j’ai réussi à écrire trois livres en deux ans », explique celle qui aimerait publier au moins une cinquantaine de livres.
