L’achat local, un mode de vie citoyen

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Steve Caron
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Depuis quelques années, la préoccupation des citoyens pour l’achat local semble une tendance lourde. Les commerçants doivent adapter leurs pratiques, en tenant compte de ce facteur, pour séduire la clientèle.

« Privilégier l’achat local c’est magasiner à proximité de chez soi, mais aussi assumer et s’approprier sa vie de quartier », note Didier Fleury, directeur général par intérim de la Corporation de développement de l’Est (CDEST).

La corporation œuvre à la revitalisation socioéconomique de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve. Elle intervient dans le soutien au démarrage et à l’expansion des entreprises privées et sociales, le développement de la main-d’œuvre, le soutien aux initiatives communautaires et le développement de projets ayant un impact structurant dans le milieu. Elle est un témoin privilégié de la vie de quartier.

Les consommateurs sont de plus en plus sensibilisés aux valeurs environnementales. Ils se préoccupent des gaz à effet de serre, ils recherchent des produits locaux et ils préfèrent faire leurs emplettes à pied ou à vélo lorsque c’est possible, remarque M. Fleury.

Ces valeurs influencent les achats des consommateurs et c’est pourquoi l’achat local gagne en popularité.

Devant ces changements, les commerçants ont aussi emboîté le pas. Plusieurs ont diversifié leur offre commerciale pour faire une place plus grande aux produits québécois et régionaux, certains ciblent spécifiquement la clientèle locale dans leur campagne publicitaire et d’autres n’hésitent pas à afficher leur parti pris pour les produits « verts ».

Mais il reste encore beaucoup à faire, puisque pour qu’une artère commerciale locale obtienne du succès elle doit être invitante, chaleureuse, sécuritaire, offrir une bonne mixité commerciale et disposer d’aménagements urbains adéquats.

Entre alors en ligne de compte le travail de différents partenaires. La CDEST ne peut tout faire seule. Les associations ou regroupements de marchands, les commerçants sur une base individuelle, les citoyens et l’arrondissement, pour ne nommer que ceux-là ont un rôle à jouer.

Ce rôle est d’ailleurs pris au sérieux par les élus de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve. La mise en place de programmes de développement économique, comme le PRAM-Commercial par exemple, où la Ville-centre paie une partie des travaux de réfection que les commerçants font sur leur immeuble, l’allocation de subventions pour la réalisation de projets particuliers ou soutenir le travail des Sociétés de développement commercial, la réfection des infrastructures, l’ajout de mobilier urbain, et plus encore sont des actions concrètes témoignant de ce souci de développer des artères commerciales harmonieuses.

L’arrondissement se fait également un devoir de consommer localement. L’an dernier, ce type d’achats a représenté un investissement de 5,8 M$ sur un budget de fonctionnement de 28 M$.

Pour les achats non conventionnés, à fourniture égale et prix égal, nous optons pour le fournisseur qui a son entreprise dans l’arrondissement. Le seul temps où nous ne pouvons respecter cette consigne c’est lors des appels d’offres publics. À cette occasion, c’est le plus bas soumissionnaire conforme qui l’emporte, explique Laurent Blanchard, conseiller municipal et président de la commission des finances de l’arrondissement.

L’élu estime que Mercier – Hochelaga-Maisonneuve dispose de toutes les qualités objectives pour poursuivre son développement et que l’avenir est prometteur pour l’arrondissement.

« La présence de stations de métro, la proximité de grands axes routiers, la mixité commerciale offerte, le boom immobilier, les infrastructures dont nous disposons, tout est là pour poursuivre notre croissance. »

Organisations: Corporation

Lieux géographiques: Arrondissement de Mercier

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