L’industrie de la presse hebdomadaire demeure vigoureuse

Steve
Steve Caron
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Les données de StatHebdo 2010 le confirment

Malgré les nombreux bouleversements qu'ont connus les médias ces dernières années, les hebdos demeurent une valeur sûre. En misant sur la nouvelle locale, celle qui est la plus près des gens, ils ont conservé le plein de lecteurs.

L’industrie de la presse hebdomadaire est la seule des médias traditionnels qui n’a pas connu de déclin. Les quotidiens canadiens voient leur tirage diminuer de 17 %, la télévision et la radio leurs heures d’écoute par personne diminuer respectivement de 17 % et 11 %, alors que les hebdos maintiennent leur lectorat de 3,6 millions de lecteurs par semaine, précise Gilbert Paquette, directeur général et directeur marketing d’Hebdos Québec.

Toutes les semaines, les journaux locaux rejoignent 64 % du Québec. Comparativement à l’étude StatHebdo 2007, l’industrie enregistre un gain de 90 000 lecteurs après un mois. L’étude révèle également que la cote d’appréciation des hebdos atteint un sommet inégalé à 7,3 sur 10 depuis que l’étude est menée, conséquence des efforts de l’industrie pour offrir une qualité de contenus locaux sans précédent.

Contrairement à la croyance populaire, le lectorat des journaux locaux ne vieillit pas alors que 58 % de celui-ci est constitué de gens âgés entre 25 et 54 ans.

Votre hebdomadaire Le Flambeau ne fait pas exception et enregistre des résultats légèrement au-dessus de la moyenne provinciale. Son taux de lecture est de 69 %. Les lecteurs consacrent en moyenne 22,1 minutes à la lecture de leur hebdomadaire. Au chapitre de l’appréciation du journal, ils lui accordent une note de 7,6 sur 10.

Les femmes constituent 57 % du lectorat comparativement à 43 % pour les hommes. Les lecteurs sont soucieux de la qualité de leur hebdo. S’ils avaient une seule amélioration à apporter au journal, ils souhaitent à 48 % qu’il propose davantage de cahiers spéciaux et des dossiers sur la région.

Internet

À l’échelle de la province, seulement 12 % des lecteurs “ papier ” consultent aussi le site Internet du journal, signifiant que les lecteurs du Web et ceux des journaux ne sont pas les mêmes. Conséquemment, Internet ne nuit pas à la lecture des journaux locaux, contrairement à l’érosion constatée chez les grandes parutions de la presse écrite, ajoute M. Paquette.

Pour Le Flambeau, ce chiffre est de 9 % et les lecteurs accordent une note d’appréciation de 1,8 sur 10 au site Internet.

La cueillette et l’analyse des données de StatHebdo 2010 ont été confiées à la firme Léger Marketing. La collecte des données s’est déroulée entre le 24 septembre et le 15 décembre 2009. Elle a été effectuée par téléphone (43 %) et par Internet (57 %). La marge d’erreur est de +/-0,54 %, 19 fois sur 20 pour l’ensemble de l’étude et de +/-6,8%, 19 fois sur 20 pour les données du Flambeau.

Organisations: Léger Marketing

Lieux géographiques: Québec

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires