Achat local : les astuces de l’achalandage

Thierry Bourdeau
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Même si la métropole est bondée de bannières populaires, la majorité des petites entreprises situées dans l’est de la ville tirent leur épingle du jeu. Inévitablement, l’emplacement du marché dans lequel elles se trouvent influence grandement l’achalandage de la clientèle. C’est pourquoi la promotion de l’achat local joue un rôle primordial dans le développement de ces commerces.

Afin de maintenir à flot les petites entreprises, la revitalisation des lieux doit faire l’objet d’un suivi annuel. Mais pour stimuler davantage la clientèle, l’ajout d’événements spéciaux est la ligne directrice idéale pour bien des commerçants.

Au marché Maisonneuve, on organise généralement une « fête » des fraises et une « fête » des fleurs, en plus s’associer à certains événements particuliers.

« Cet été, nous avons travaillé de concert avec le festival Montréal, complètement cirque pour accueillir un spectacle espagnol à côté du marché » , relate Isabelle Létourneau, directrice des communications de la corporation des marchés publics de Montréal. Cet événement a d’ailleurs permis aux clients de goûter à une payla géante (met espagnol composé de riz et de viandes).

Sur la Promenade Ontario, la promotion de l’achat local peut s’effectuer par le biais de ventes trottoirs ou même par un système de bons d’achat, selon Annie Massicotte, directrice générale intérimaire de la Société de développement du commerce (SDC) de la Promenade Ontario.

« Il y a des ventes trottoirs en juin, juillet, septembre (etc.) et lors des congés spéciaux, précise-t-elle. Les clients peuvent aussi se procurer des bons d’achat à la SDC, mais éventuellement, les commerçants pourront eux-mêmes en distribuer ».

La recette gagnante de cet endroit est cependant bien plus évidente. « Avec la proximité et la mixité commerciale de la Promenade Ontario, c’est facile pour les clients de faire leurs courses », dit-elle.

On compte plus de 180 commerces et places d’affaires sur la rue Ontario, entre les rues Pie-IX et Darling. « Il y a aussi le fait que les commerçants connaissent plusieurs de leurs clients, ajoute Mme Massicotte. Ça crée alors un sentiment d’appartenance, donc c’est plus amical d’opter pour l’achat local. »

À Pointe-aux-Trembles

Au Carrefour de la Pointe, la clientèle est également au rendez-vous. Parmi les 40 commerces situés aux abords de la rue Sherbrooke, près de la rue Tricentenaire, les entreprises locales se tirent bien d’affaire.

« Nous offrons tous les services. Les clients ont assez de tout », assure Shirley Kirkland, coordonnatrice marketing du Carrefour de la Pointe.

Cette dernière affirme que l’achalandage a augmenté de 6 %, le mois dernier, et que cette progression est continuelle depuis plusieurs années.

Pour ce faire, la Carrefour de la Pointe préconise également la tenue de ventes trottoirs, en plus d’offrir des concours et des gratuités. « C’est une façon de remercier nos clients », dit simplement Shirley Kirkland.

L’an prochain, plusieurs festivités seront à l’horaire pour souligner le 35e anniversaire du Carrefour de la Pointe.

Réalité différente dans Mercier-Est

La situation n’est pas rose partout. Au pôle commercial des rues Hochelaga et Des Ormeaux, dans le secteur de Tétreaultville, l’engouement de la clientèle ne se manifeste pas autant.

Selon Carlos Martinez, coordonnateur du programme de revitalisation urbaine intégré (RUI) pour Solidarité Mercier-Est, plusieurs facteurs freinent la promotion de l’achat local. Outre le manque de participation des commerçants, la revitalisation des lieux et la présence de deux grands centres commerciaux n’aident pas la cause des petites entreprises.

« Les commerces auraient besoin d’un service de verdissement, de valorisation des vitrines, de la présence de haltes-répit et de quelques terrasses. Il y a aussi un problème de stationnement, dit M. Martinez.

« Les marchands sont aussi victimes des Galeries d’Anjou et de la Place Versailles. Ils ne peuvent pas rivaliser contre eux. Ils doivent nécessairement avoir un produit qui se démarque des autres. »

Qu’à cela ne tienne, le revêtement de la rue Hochelaga doit changer de visage. Un projet est actuellement en branle concernant l’arrivée de plusieurs nouveaux immeubles résidentiels et commerciaux. Advenant la concrétisation de cette idée, « il pourrait y avoir un effet boule de neige, espère Carlos Martinez. Le secteur deviendrait probablement plus accueillant. »

Organisations: Carrefour, SDC, Société

Lieux géographiques: Promenade Ontario, Montréal, Rue Ontario Rue Sherbrooke Rue Tricentenaire Hochelaga Secteur de Tétreaultville Place Versailles Rue Hochelaga

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