Évidemment, l’effet commandite peut influencer la décision de certaines organisations, qui bénéficient déjà d’un rabais chez leur marchand local. Par exemple, l’Association de baseball amateur de Pointe-aux-Trembles fait affaire avec un fournisseur pointelier depuis des dizaines d’années.
« Ça fait 23 ans que je suis dans l’organisation et nous avons toujours eu le même fournisseur. On ne se pose pas de question. Tout l’équipement vient de la même place », indique le président Sylvain Martin.
Même son de cloche pour Ralph D’Iorio, président de Hockey Saint-Donat/RDP. « J’essaie d’encourager les compagnies locales, dit-il. Cette année, on profite d’un escompte de 25 % et on obtient des chandails de pratique gratuitement. »
Chez les Jeunes Sportifs Hochelaga, plusieurs commerçants locaux amènent leur part du gâteau. « Nous sommes fournis par différentes personnes, mais l’important, c’est d’avoir le meilleur prix possible », dit le président Pierre Lavoie. À cet effet, le coût demandé par les marchands locaux ne fait pas toujours le bonheur de tout le monde.
De son côté, l’Association de hockey mineur de Pointe-aux-Trembles a récemment changé son fusil d’épaule. Bénéficiant d’un rabais notable à l’extérieur, le président Stéphane Robitaille mise maintenant des uniformes confectionnés à Toronto, en Ontario.
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« Habituellement, nous encourageons les commerces locaux le plus possible, mais lorsque le prix est de 40 % moins cher, c’est dur de rester avec la même compagnie », constate-t-il.
Cependant, l’association de hockey pointelière continue d’acheter des produits locaux, notamment pour alimenter la boutique de l’aréna Rodrigue-Gilbert.
D’autre part, comme l’explique Martin Gravel, relationniste du FC Anjou, plusieurs avantages émanent de l’achat d’uniformes dans une petite compagnie au lieu de celles portant une bannière populaire.
« Pour nous, c’est plus pratique d’acheter localement, puisque nous n’avons pas à surcommander nos uniformes, dit-il. Aussi, les grandeurs sont faites sur mesure et on ne reste pas pris avec des chandails additionnels trop petits. Donc, ça coûte moins cher. »
Bref, en se fiant à la tangente actuelle empruntée par la majorité de ces associations sportives, il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour les commerçants concernés.

