Un air en santé

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Du premier bol d'air inspiré jusqu'à celui de notre dernier souffle, saviez-vous que la qualité de l'air et votre santé sont intimement liées? En effet, les contaminants de l'air ont des effets néfastes principalement sur les fonctions respiratoires et cardiovasculaires. Le phénomène n'est pas négligeable. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, la pollution atmosphérique en milieu urbain serait responsable de 1,3 million de décès dans le monde par an. Une bonne raison de se soucier de la qualité de l'air!

Dans nos villes, la pollution de l'air peut prendre la forme d'une brume jaunâtre qui limite la visibilité : le smog. Il est composé d'un mélange de polluants atmosphériques, surtout de particules fines, et de l'ozone de la basse atmosphère ou troposphérique, que nous respirons. Les particules fines peuvent être émises directement, par exemple, lorsqu'on brûle du mazout, ou indirectement à partir d'autres polluants. L'ozone se forme seulement de façon secondaire, à partir d'autres polluants et de la lumière. Le smog peut se former à n'importe quelle période de l'année. L'été, il est en grande partie constitué d'ozone et de particules fines en suspension dans l'air. L'hiver, il est surtout constitué de particules fines. Au Québec, des avis sur la présence de smog sont émis, particulièrement dans la grande région de Montréal qui est très concernée par ce phénomène.

Les changements climatiques peuvent aussi avoir une influence sur les polluants, notamment sur les niveaux de smog et de particules fines dans l'air. La hausse des températures au Québec pourrait favoriser la formation plus rapide de l'ozone et de particules fines « secondaires ». Leurs niveaux risquent donc d'augmenter avec le réchauffement climatique.

Les conséquences de la pollution sur la santé des concentrations des polluants varient selon la durée d'exposition et l'état de santé des individus exposés. Une exposition courte de quelques minutes à quelques jours à l'ozone et aux particules fines peut causer des problèmes respiratoires : irritation des voies respiratoires, respiration sifflante, douleur associée à la respiration profonde, difficulté à respirer. L'augmentation pour une courte période de la concentration d'ozone et de particules fines dans l'air est associée aux observations suivantes : altération du fonctionnement des poumons, du pouls, augmentation des visites à l'urgence, des hospitalisations pour problèmes respiratoires et de la mortalité. De récentes études se sont intéressées aux effets d'une exposition prolongée, de quelques mois à quelques années, aux particules fines. Elle pourrait avoir des effets néfastes sur le développement des poumons des enfants et influencer l'apparition de l'asthme. Il y a aussi un lien établi avec la mortalité des patients souffrant de maladies cardiopulmonaires.

Personne n'est à l'abri des effets de la pollution de l'air. Le type de polluant, le degré d'exposition, l'état de santé de la personne exposée, l'âge, les prédispositions génétiques, les habitudes de vie influencent la vulnérabilité d'un individu à la pollution. Les personnes souffrant de problèmes respiratoires, les personnes âgées et les enfants sont plus sensibles au smog et aux particules fines. Les personnes pratiquant une activité extérieure ou travaillant dehors sont plus exposées. Le risque est plus grand si le niveau de contaminants est élevé, soit à un moment précis ou dans leur milieu de vie habituel. Par exemple, vivre près de certaines industries ou d'un lieu où il y a beaucoup de trafic automobile fait augmenter les risques. Le relief du lieu et les conditions météo ont aussi une influence. Pendant les épisodes de smog, si on est sensible, on peut réduire notre exposition à la pollution. Il faut éviter de faire une activité physique intense à l'extérieur. Pour se tenir au courant, le programme Info-smog est disponible toute l'année.

Les adaptations concernant le smog et les particules visent surtout à diminuer la pollution et à réduire notre exposition. Les gaz d'échappement des automobiles et des autres véhicules sont une source importante du smog. L'utilisation du transport en commun, le covoiturage, le vélo et la marche sont donc à recommander. Aussi, au volant, évitez de laisser tourner inutilement le moteur lorsque leur véhicule est arrêté. D'autre part, le chauffage au bois est aussi responsable d'un pourcentage élevé des émissions de particules fines émises par l'homme, particules qui sont l'un des deux composants clés du smog et son principal composant l'hiver. La fumée de bois contient, en plus, une centaine de polluants de l'air et notamment certains précurseurs de l'ozone troposphérique - l'autre composant clé du smog. Les mesures de verdissement sont aussi à préconiser, car les plantes filtrent certaines particules néfastes de l'air. De son côté, l'industrie est aussi encouragée à privilégier l'utilisation de combustibles plus propres, et ce, même si elle est déjà soumise à diverses réglementations, particulièrement au niveau de l'émission de substances chimiques. Les différents paliers de gouvernement peuvent aussi participer à cet effort de réduction, notamment en développant de meilleures infrastructures pour piétons et cyclistes, en instaurant différentes mesures favorisant le transport en commun et le transport actif et en soutenant le transport en commun par un financement adéquat. Divers avis de santé publique visant à réduire l'étalement urbain et la circulation automobile ont été émis ces dernières années, et plusieurs initiatives municipales concrètes y contribuent activement.

Tout le monde peut aider à diminuer la pollution, entreprises, gouvernements et citoyens. Chacun peut faire des efforts pour préserver la qualité de l'air. Agissez et respirez!

En savoir plus :

La page Smog et particules du site Mon climat ma santé.

Le site web d'Info smog.

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