Le parc Liébert est le lieu de rassemblement annuel pour les amateurs de balle qui s'intéressent aux activités du tournoi Ville-Marie, qui fêtait d'ailleurs son 30e anniversaire cet été. Les A's, les Orioles de Montréal et les Titans de Tétreaultville y disputent également un bon nombre de rencontres chaque saison. Et des balles perdues dans le ciel, il y en a une « légion ».
Claude Roy, président du tournoi Ville-Marie, a effectué plusieurs démarches auprès de l'arrondissement, mais sans succès. « Ça fait longtemps que nous demandons un nouveau système d'éclairage et on attend toujours », affirme-t-il.
« Ce n'est pas seulement de prendre conscience que c'est important, mais aussi d'avoir la volonté de le faire », ajoute André Roy, vice-président administratif des Orioles.
Mais selon Pierre-Emmanuel Larouche, chargé des communications à l'arrondissement, ils devront vraisemblablement s'armer de patience.
« Il n'y a aucun changement prévu au parc Liébert, du moins, pas à court terme, dit-il. Actuellement, les systèmes d'éclairage fonctionnent bien. Ils pourraient être améliorés, mais ce n'est pas une priorité. Nous avons quand même investi beaucoup d'argent récemment pour reconstruire l'arrêt-balle. »
M. Larouche précise toutefois qu'il ignore le montant d'argent exact nécessaire pour le remplacement de ces lumières.
Or, Claude Roy aurait peut-être une solution pour réduire les coûts d'un nouveau système d'éclairage. « Les lumières du parc Clémentine (à Pointe-aux-Trembles) ont été changées cette année. Alors, au lieu de les jeter aux poubelles, on pourrait s'en servir », propose-t-il.
Lorsque rejoint, l'arrondissement est demeuré sans réponse.
Le président du tournoi Ville-Marie soutient que les employés de l'arrondissement ont effectué un travail colossal durant l'événement. Mais selon lui, ce n'est pas toujours le cas. Notamment au monticule.
Reconstruite dans le cadre des rénovations au parc Liébert l'été dernier, cette butte à l'avant-champ n'a pas été mise à l'épreuve dans les meilleures conditions.
« Nous sommes bien contents d'avoir un monticule, mais il doit être entretenu. C'est comme s'acheter une Ferrari et ne pas changer l'huile », compare Claude Roy.
« Ou c'est comme si la Zamboni passait sur la glace d'un aréna une fois par jour. Ça n'a pas de sens! », constate André Roy.
Ces derniers concluent en mentionnant qu'ils doivent parfois « passer du temps avec les employés de l'arrondissement pour leur montrer comment faire le terrain ».
