Montréal: une ville proche de tout…mais loin de ses citoyens



Publié le 7 Octobre 2008
Publié le 16 Février 2010
 
Sujets :
Ville de Montréal , Montréal , Saint-Lazare , Lévis

Je suis outrée. Comment la Ville de Montréal peut-elle se permettre de telles publicités? Des messages radio vantant les petits bonheurs de vivre dans une ville où on trouve tout sur la même rue! Le pire, c’est que ça pourrait être vrai. Des pancartes publicitaires placées sur le bord de l’autoroute métropolitaine, afin que les banlieusards regrettent leur sortie de la grande ville.

Honnêtement, je me demande si j’ai fait le bon choix. Il y a quelques années, j’ai décidé de ne pas faire comme huit personnes sur dix que je connais, c’est-à-dire d’aller m’établir en banlieue avec ma petite famille. Nous avons fait le choix d’élever nos enfants en ville, croyant qu’on pourrait leur offrir tout ce qu’ils avaient besoin, tout près.

Le 22 septembre dernier, la vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, Francine Sénécal, a rejeté du revers de la main la motion proposée par Gaëtan Primeau. Pourtant, celui-ci avait réussi à rassembler les appuis de la table des élus de l’est de Montréal, qui appuyait la construction d’un centre récréo-sportif dans Mercier-Est. Elle a même rejeté une deuxième requête pour reconsidérer la proposition. Ça, c’est sans vous parler des pistes cyclables. Probablement qu’il faudrait élire un conseiller municipal du bon bord. En plus, la Ville-centre a permis un budget d’un million de $ pour voir si on ne pourrait pas avoir une mairie plus centrale!

Lorsqu’on voit les beaux projets se réaliser dans les banlieues, telles Repentigny, Saint-Lazare, Lévis et Joliette. Ça donne envie de déménager. La Ville de Montréal a un manque évident d’infrastructures sportives. Les besoins des citoyens ont changé. La hausse fulgurante d’inscriptions pour les jeunes joueurs de soccer n’est pas suivie par la Ville qui tarde à modifier ou rénover ses vieux terrains de baseball pour les convertir en terrain de soccer.

Il aura fallu qu’on démolisse le viaduc de la rue Hochelaga pour que je réalise que je vivais dans une banlieue, mais sans les services. Je me sens prête à demander l’annexion de Mercier-Est à Anjou, puisqu’il semble y avoir une meilleure volonté de faire quelque chose. Et franchement, je me sens plus près et pas juste au niveau de la proximité du territoire. J’ose espérer que quelqu’un va se réveiller avant qu’il ne soit trop tard et agir.

Pas surprenant qu’on assiste à l’exode des citadins pour la banlieue. Même les jeunes des régions éloignées ne veulent plus venir à Montréal. - Suzie Miron

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