Le Parlement aurait dû recommencer à siéger le 25 janvier après les vacances d‘hiver. Cela aurait permis – entre autres choses – à un comité parlementaire de continuer à enquêter sur ce que le ministre de la Défense Peter Mackay savait de la torture des prisonniers canadiens en Afghanistan.
En fermant le Parlement jusqu’au 3 mars Harper a mit fin à cette enquête embarrassante qui aurait pu coûter la tête de son ministre, et possiblement la sienne.
Pas de Parlement, pas de comité, plus de problème.
Mais le Parlement est toujours là avec ses 1200 employés prêt à servir.
Harper nous a dit qu’il fermait le Parlement pour « recalibrer » son gouvernement et préparer le budget du mois de mars. Pire encore, il a affirmé que le Parlement causait de « l’instabilité économique » lorsqu’il siégeait. Ce qui a porté 20 000 personnes à descendre dans la rue en protestation.
Le Parlement coûte relativement cher quand il ne sert à rien. Par année, il nous en coûte 108 millions $ en salaires de députés (sans compter les avantages sociaux et les pensions) plus un autre 318 millions $ en coûts d’opération pour l’édifice.
S’ajoutent à ça un autre 25,3 millions $ en salaires pour les sénateurs et 90 millions en coûts d’opération pour le Sénat. Ça monte vite.
Calculé sur la base des 22 jours ouvrables perdus à cause de la fermeture, le coût total s’élève à 48 774 000 millions $ ou environ 2 millions $ par jour.
Tout ça pour « recalibrer » les affaires de l’État.
Harper nous coûte 2 millions $ de plus par jour
La décision de Stephen Harper de fermer le Parlement jusqu’au 3 mars coûtera 48,7 millions $ aux Canadiens.
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