Parmi les soumissions qui n’ont pas été retenues, on remarque celles de la MRC des Basques sur la rivière Trois Pistoles ainsi que celle de la « Chute du 5 » à Notre Dame de Montauban en Mauricie. Dans les deux cas, une partie de la population avait exprimé son désaccord avec le harnachement de ces rivières.
La construction des 13 mini-centrales nécessitera des investissements de 500 millions $; selon la Ministre des richesses naturelles, la réalisation des projets entraînera, au total, la création de 1 200 emplois directs et indirects. On s’entend pour dire que presque tous les emplois seront créés pendant les travaux de construction qui se termineront en 2014; une fois la construction achevée, les mini-centrales sont opérées avec très peu de personnel.
Toujours selon la ministre, les profits réalisés grâce à la vente d’électricité des mini-centrales apportera 50 millions $ par année aux communautés qui ont été choisies; en moyenne donc, un peu plus de 4 millions par projet et par année.
L’opération mini-centrales a été montée par les autorités gouvernementales au nom du développement régional. Le désir de se développer, exprimé par les communautés en région, est tout à fait légitime.
La question est de savoir si ce développement aurait pu se réaliser grâce à des projets autres que des barrages; certains barrages seront érigés sur des rivières qui sont de véritables joyaux et de forts attraits touristiques C’est le cas de la magnifique chute Saint Ursule dans la municipalité du même nom en Mauricie.
Drummondville prouve qu’il n’est pas nécessaire de détruire la nature pour se développer : par la valorisation énergétique de ses déchets, elle produira assez d’électricité pour subvenir aux besoins de 9 500 maisons pendant 15 ans. Voilà de belles sommes qui pourront être consacrées au développement.
