Quand on est jeune, les choix que nous avons à faire ne sont souvent pas très lourds de conséquences. Nos parents décident pour la majorité des choses qui nous concernent et c'est très bien ainsi. Sauf qu'à un certain moment donné, genre vers l'adolescence, comme on veut reprendre le contrôle de sa vie et qu'on ne veut surtout pas laisser nos parents choisir pour nous, les conflits deviennent donc inévitables. Nos parents sont nos guides et il est facile de contester les choix qu'ils ont faits. Mais quand on y pense, et quand à notre tour nous devenons parents nous comprenons tous les impacts qu'une mauvaise décision peut avoir sur le reste de notre vie.
On veut ce qu’il y a de mieux pour nos enfants. Même quand on choisit celui ou celle qui sera le père ou la mère de nos enfants. Mais, on sait tous aujourd’hui que ça arrive souvent qu’on se trompe…Le nombre incroyable de gens qui se séparent et qui réessayent, parfois pour réussir leur vie familiale reconstituée, souvent pour se désillusionner de la vie de couple et se retrouver avec des enfants en garde partagée. Est-ce que c’est parce que c’est trop facile de se séparer? Ou si nous sommes devenus trop exigeants ou intolérants?
Parfois, ça ne prend pas grand-chose pour faire déborder le vase…D’autres fois, on accumule, on passe par-dessus, on efface, on se dit que ça ne serait pas mieux ailleurs. Mais au fond, doit-on vraiment endurer des situations qui ne nous plaisent pas.
Y a-t-il un bon moment pour recommencer sa vie? Je crois qu’en vieillissant, en mûrissant, en évoluant, on prend de l’expérience et il se peut qu’on réalise qu’il y a des choix qu’on a faits, pour lesquels nous étions convaincus qu’ils étaient les meilleurs…Eh ben! Parfois il faut se rendre à l’évidence, s’assumer, et voir la réalité en pleine face. Vaut mieux être heureux seul qu’être en couple et mal assorti.
Alors voilà, c’est jamais facile de faire le bon choix…Vous allez me dire qu’on est artisan de notre bonheur…Peut-être, mais pourquoi pas faire confiance à la vie et s’adapter à n’importe quelle situation. Comme ça, on est moins souvent déçu. «La vie, c’est comme une boîte de chocolat…On ne sait jamais sur quoi on va tomber.»
Maintenant vous comprenez sans doute mieux le sens de cette phrase, une traduction libre d’une phrase tirée du film Forrest Gump.
Suzie Miron