Tout d'abord, au niveau local, les élèves des deux premiers cycles du primaire n'ont pas de période d'examen majeur. Ils sont évalués selon certaines compétences qu'ils doivent acquérir afin de leur permettre d'accéder ultimement au troisième cycle.
En 5e et 6e année, les jeunes doivent se soumettre à une batterie de tests qui détermineront s'ils peuvent poursuivre leur cheminement scolaire régulièrement au secondaire ou si on les identifiera pour les diriger en classe adaptée selon leurs besoins.
Si les parents de ces jeunes décident de les inscrire dans un établissement privé, l'enfant devra se préparer à des examens d'admission corsés l'automne précédent son entrée au secondaire.
Bref, au niveau élémentaire, les écoliers sont encadrés et suivis, et à la fin de l'année, après avoir nettoyé leurs pupitres et leurs casiers, des sorties parascolaires sont organisées, et il y a une petite fête pour souligner le début des vacances, parfois même une soirée de bal pour les grands de 6e.
En arrivant au secondaire, les jeunes se rendent compte que finalement ils ont un peu plus de latitude. Souvent les cours ne sont pas donnés par les mêmes profs, chacun ayant sa méthode. L'encadrement des élèves est beaucoup moins présent et ils doivent se responsabiliser. Chacun s'adapte selon ses capacités et c'est souvent là qu'on voit la différence entre un enfant qui est soutenu par ses parents et ceux qui sont plus laissés à eux-mêmes.
En période d'examen du ministère, l'horaire est modifié pour arrimer la séance d'examen dans les écoles dans les différentes commissions scolaires. Ils arrivent que certaines écoles gardent quand même les journées régulières parallèlement, ce qui a pour effet d'avoir un cours portant sur une matière dont le test final a déjà eu lieu quelques jours auparavant.
N'est-ce pas un peu ridicule? Les jeunes chillent dans leurs locaux surchauffés puisque rares sont les établissements climatisés.
Ne serait-il pas plus logique de leur permettre d'aller à la maison afin de préparer les autres examens qui s'en viennent. Il y a même quelques enseignants qui, sous le couvert de l'anonymat, leur suggèrent de ne pas se présenter au cours, puisqu'inutile.
De toute façon, comme m'ont dit mes filles, on n'a pas besoin de motiver nos absences parce qu'il n'y a plus de retenues, les conséquences usuelles lorsqu'un élève manque trop souvent sans raison valable ou arrive fréquemment en retard. Alors, pourquoi ne pas répandre la pratique à toutes les écoles, surtout dans la même commission scolaire…
Justement, parlant de commission scolaire. Les élections scolaires qui devaient avoir lieu cet automne, ont été annulées par la ministre de l'Éducation.
Pas bête, si on considère que peu de gens se déplaçaient pour aller voter. On économise ainsi de l'argent, qui souhaitons le sera réinvesti dans le réseau pour des services aux élèves en difficulté.
Les prochains commissaires scolaires seront donc élus en même temps que les prochains élus municipaux.
Qu'adviendra-t-il des quelques chanceux qui occupent les deux fonctions. Ça ne devrait pas être, mais on sait qu'il arrive parfois que ce soit la même personne qui occupe ces deux postes, pas juste à la campagne, en ville aussi!
En espérant que les gens qui se déplaceront voter, iront en plus grand nombre et qu'ils ne seront pas trop mélangés avec les trois choix au minimum qu'ils devront faire, pour les différentes instances.
J'étais parmi les rares qui allaient choisir la personne qui devait gérer les millions de dollars que reçoivent les commissions scolaires. Pourtant, il me semblait important de choisir quelqu'un de compétent et d'impliqué. Apparemment, il y aura moins de postes à combler puisqu'il y aura restructuration à la grandeur de la province.
Je propose même de migrer toutes les commissions scolaires d'un même territoire, qui ont les mêmes réalités afin d'optimiser le budget qui semble toujours insuffisant. C'est drôle, mais quand on entend les dépenses futiles qui sont imputées à ces institutions, je pense qu'il faut vraiment couper dans le gras…
Mais déjà, certaines commissions scolaires ont trouvé une faille dans le nouveau projet et demandent déjà des postes supplémentaires afin de préserver la job de tous leurs commissaires.
Au Québec, même quand on fusionne des services, on a de la misère à faire le vrai ménage qui s'impose et on se retrouve avec plein de dédoublement, pourvu que personne n'en ressorte froissé ou brimé, et ne perde ses précieux acquis…
On a qu'à penser aux fusions/défusions municipales…
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui finira par mettre ses culottes?
Suzie Miron