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Tonnellerie : LMS Sauvé doit réduire son projet



Tonnellerie : LMS Sauvé doit réduire son projet

Tonnellerie : LMS Sauvé doit réduire son projet

Carole le
Publié le 11 Février 2008
Publié le 16 Février 2010
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Le projet de la rue Notre-Dame présenté le mois dernier en consultations publiques contraint le promoteur à réduire de près du tiers son projet initial d'Institut national de la pierre. Il doit notamment renoncer à la construction de logements sociaux projetée sur une partie des terrains.

Sujets :
Ministère des Transports , Sucre Lantic , Ville de Montréal , Rue Notre-Dame , Pont Jacques-Cartier , Arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Dans le concert de critiques qu'ont déclenché les consultations sur la rue Notre-Dame, un projet a fait l'unanimité : le recyclage de l'ancienne tonnellerie de Sucre Lantic en un centre de formation spécialisée dans les métiers de la maçonnerie. Le promoteur attendait d'ailleurs avec impatience les résultats des consultations du 24 janvier dernier pour finaliser son projet.

Avec la station de pompage Craig, située sous le pont Jacques-Cartier, l'édifice au coin des rues Notre-Dame et Jeanne-D'Arc a été identifié par le ministère des Transports et la Ville de Montréal comme un des deux bâtiments historiques à mettre en valeur sur le parcours du futur boulevard urbain.

Paul Sauvé, président de LMS Sauvé, arrive avec un projet de 17 M$ élaboré en collaboration avec l'Université Mc Gill afin de rénover entièrement l'édifice situé au coin des rues Jeanne-D'Arc et Notre-Dame. Les nouveaux locaux accueilleront des bureaux, des salles de classe ainsi qu'une trentaine de résidences pour étudiants.

Près de 9 000 pi2 en moins

Le tracé final de la rue Notre-Dame, qui passe de six à huit voies, a amené le promoteur à retrancher près de 9 200 pi2 du projet. «Nous nous y attendions. Nous avons donc ajusté les plans en conséquence », indique M. Sauvé. Afin de regagner du terrain, on construira une avancée au-dessus du trottoir qui longera la rue Notre-Dame. Un passage permettra aux piétons et aux cyclistes de circuler.

En outre, la nouvelle configuration ne laisse plus assez de terrains disponibles pour réaliser le projet de logement social, un investissement prévu de 57 M$, qui devait être réalisé au cours de la troisième phase des travaux. À la place, des espaces verts et un stationnement prendront place à l'est de l'édifice tandis que la partie ouest accueillera une aire d'exposition pour des pierres monumentales.

Selon l'échéancier, les travaux devraient commencer l'automne prochain. Les études de caractérisation des sols devraient d'ailleurs débuter bientôt, précise le promoteur.

Son projet a reçu un bon accueil dans la communauté. La mairesse de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Lyn Thériault, lui a adressé une lettre d'appui le 30 janvier dernier. « Ce projet nous paraît le seul qui, à ce jour, concilie le respect de la valeur patrimoniale du bâtiment avec le développement d'un projet d'affaires structurant pour ce secteur de la rue commerciale Ste-Catherine Est », écrit-elle.

Une procédure sans appel d'offres

Il reste toutefois à s'entendre avec le ministère des Transports, propriétaire du site, sur les modalités de la transaction. « Il y a des technicalités d'ordre légal à résoudre pour céder un bien public à une entité à but lucratif, signale M. Sauvé. Une vente pure et simple de la propriété obligerait le ministère à lancer des procédures d'appel d'offres, ce que nous ne souhaitons pas.» Le promoteur privilégie donc la signature d'une entente à long terme, sous forme d'un bail emphytéotique ou d'une cession.

Finalement, une solution pourrait être trouvée avec le concours du ministère de la Culture et des Communications, en raison du caractère historique du bâtiment.

Le président de LMS Sauvé a participé aux séances de consultations publiques sur la rue Notre-Dame qui ont eu lieu le mois dernier dans Ville-Marie et dans Hochelaga-Maisonneuve. Il déposera un mémoire regroupant ses recommandations. Il s'inquiète notamment de la desserte du futur institut par les transports en commun. «Il faut que le site soit accessible facilement pour les étudiants » souligne-t-il, regrettant l'absence de tramway dans le projet présenté. Une centaine de personnes fréquenteront le site chaque jour lorsqu'il sera en activité.

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