« Nous étudions la possibilité de demander à la ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, d'entreprendre les vérifications et enquêtes nécessaires sur les liens possibles entre les activités de la SHDM et Union Montréal », a annoncé M. Labonté.
Ce dernier soutient que seule la ministre a un pouvoir assez vaste pour faire la lumière dans ce dossier. L'article 7 de la Loi sur le ministère des Affaires municipales et des Régions donne notamment à la ministre la responsabilité de « s'assurer que l'administration municipale gère sainement les deniers publics ».
M. Labonté estime que promettre plus de contrôle et de transparence ne répond pas aux questions sur ce qui s'est passé au cours des dernières années, le rapport de la firme KPMG rendu public ne dévoilant rien de nouveau.
« On a franchement l'impression que le maire n'est pas au courant de grand-chose dans ce dossier. Le mois dernier, il a fallu qu'il téléphone à Frank Zampino pour comprendre ce qu'était la SHDM et, cette semaine, le maire nous laisse entendre qu'il n'était pas au courant que deux membres influents de son parti siégeaient sur un comité de sélection de l'organisme. Il a omis de nous informer que M. Paul-Hus a représenté la SHDM dans la mise sur pied du programme Accès Condos. C'est vraiment prendre les citoyens pour des valises ! », a commenté M. Labonté.
La publication du rapport de KPMG confirme que des irrégularités ont été commises, mais n'éclaire pas davantage les gens sur les autres dossiers menés par la SHDM. Que savait le maire ? Quand l'a-t-il su ? Qu'a-t-il fait alors pour corriger la situation ? Comment se fait-il qu'il n'agit que maintenant ?, se demande M. Labonté.
Il croit que les dernières révélations dépassent le cadre de la SHDM et impliquent le parti du maire lui-même.
« Si le directeur général de la SHDM était vraiment le seul responsable, pourquoi tout bouleverser pour les agissements d'un seul homme ? Plus nous en apprenons, plus les questions se multiplient. Il est clair que le problème dépasse le simple fait que le directeur général outrepassait ses pouvoirs. Pourquoi le faisait-il ? Dans l'intérêt et avec la bénédiction de qui ? Comment l'administration municipale a pu fermer les yeux si longtemps sur ces questions ? », de conclure M. Labonté.
Des officiels d'Union Montréal impliqués dans la SHDM
Le chef de l'opposition officielle de la Ville de Montréal, Benoit Labonté, a été estomaqué d'apprendre que Marc Deschamps et Mario Paul-Hus, respectivement représentant officiel et l'un des conseillers juridiques d'Union Montréal, ont siégé sur le jury de sélection pour le choix des soumissions présentées dans le dossier du Faubourg Contrecoeur.
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