Aujourd’hui, les 260 employés affiliés à la section 175 du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) sont toujours en lock-out, pancarte à la main et revendications en bouche. La plus récente : une campagne nationale de boycottage des stations d’essence et des biens de consommation de Petro-Canada, de concert avec le Congrès du travail du Canada et de nombreuses centrales syndicales.
« Nous sommes sans pourparlers depuis quelques semaines déjà. En fait, on se demande véritablement si l’employeur veut régler. Nous, on est prêt à s’asseoir et à voir de quelle façon on peut rendre la raffinerie plus productive », laisse entendre Daniel Cloutier, responsable des communications pour la SCEP section 175.
Le syndicat et ses employés demandent des conditions salariales et d’emplois équivalentes à celles des autres raffineries canadiennes de Petro-Canada. « L’offre patronale incluait une demande visant l’adoption d’une convention collective de six ans, contrairement au terme habituel de trois ans, tel que le suggère le Programme national de l’énergie et auquel adhère Pétro-Canada dans le reste du pays. Pourquoi il faudrait que ce soit différent pour les travailleurs de Montréal? », se questionne M. Cloutier.
La raffinerie Petro-Canada de Pointe-aux-Trembles fonctionne donc avec l’aide de cadres et « de briseurs de grève », indique le responsable des communications de la SCEP- section 175.
« Ceux qui nous remplacent font du temps supplémentaire depuis maintenant un an. Ils sont fatigués et certains doivent coucher à l’usine ou dans les bureaux administratifs de la rue Sherbrooke, là où il y a des installations pour dormir et se doucher », dit M. Cloutier.
D’ailleurs, nous avons appris que les bureaux administratifs et de services de Petro-Canada avaient déplacé leurs installations dans un étage d’un édifice situé aux côtés des Halles d’Anjou, sur le boulevard des Galeries d’Anjou. Un gardien de surveillance est sur place 24 heures sur 24, assis dans une voiture garée près de l’édifice et signalant les allées et venues des gens.
Le syndicat affirme qu’il pourrait aller manifester en avant de cet édifice, « mais ce n’est pas dans nos plans actuellement. »
Nous avons tenté de parler avec Michael Suthern, porte-parole de la direction de la raffinerie Petro-Canada, mais ce dernier n’a pas retourné nos appels.
