Gerry Nérée, coordonnateur du Centre de la famille haïtienne et interculturel RDP, indique que son organisme communautaire travaille « à la mise sur pied d’un geste de solidarité envers les victimes du tremblement de terre d’Haïti, avec Oxfam et Centraide ».
M. Nérée indique que le conseil d’administration du Centre de la famille analyse la faisabilité d’un tel projet, tout en menant des discussions avec d’autres groupes populaires afin d’établir une éventuelle collaboration. Des informations seront diffusées ultérieurement si le projet voit le jour.
D’ici là, l’organisateur communautaire invite les gens à faire preuve de compréhension et de compassion envers les Haïtiens d’ici vivant dans l’angoisse ou la peine.
Pierreson Vaval, directeur de l’Équipe RDP, rappelle que lui, comme la grande majorité des gens d’origine haïtienne vivant à Montréal, ont encore de la famille dans ce pays des Antilles. Il fait remarquer que près du tiers de la population du pays vit à Port-au-Prince et dans les régions environnantes, soit relativement près de l’épicentre du séisme.
« Tout le monde essaie d’avoir de l’information, comme on peut. Il y a un gros niveau d’inquiétude dans la communauté haïtienne. De plus, la majorité des gens reçoivent des nouvelles négatives. Dans les prochaines heures, plusieurs passeront de la phase de l’inquiétude au processus de deuil », déclare M. Vaval, lequel, lors de l’entretien téléphonique, n’avait pas encore eu de nouvelles de l’ensemble de la famille.
En parlant du deuil qui marquera plusieurs jeunes, le directeur communautaire souligne que «… tous les intervenants jeunesse doivent être prêts à les accueillir et à les accompagner dans le processus de deuil ».
M. Vaval invite les adolescents ayant perdu des proches dans la catastrophe à appeler Équipe RDP au poste 18338 du 514 881-7100.
Il semblerait que le groupe des Leaders de l’école secondaire Jean-Grou organisera une collecte pour les victimes. L’argent recueilli sera remis à un organisme reconnu et crédible, encore à identifier.
M. Vaval croit que les habitants d’Haïti auront besoin de la compréhension et de la sympathie de tous.
« Ce pays n’aura pas seulement besoin d’une reconstruction physique mais aussi d’une reconstruction psychologique et humaine. Le tremblement de terre a démoli bien plus que des bâtisses, il a aussi détruit des symboles nationaux et brisé des familles. »
Celui-ci n’arrive pas à expliquer et à comprendre les misères qui s’abattent sur la « Perle des Antilles », « surtout qu’on sentait une amélioration du côté de la stabilité sociale et de la sécurité publique. Certains projets de développement économique étaient aussi envisagés ».
M. Vaval incite les gens intéressés à faire des dons en argent à le faire auprès d’organismes bien établis et connus. On peut ici penser à Oxfam, à la Croix-Rouge, ou au Centre d’étude et de coopération internationale (CECI). Pour les dons en matériel, il conseille d’attendre les avis d’organismes structurés « afin de bien savoir qui fait qui et qui envoie quoi ».
