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«Haïti pourra être reconstruit»



«Haïti pourra être reconstruit»

«Haïti pourra être reconstruit»

Pascal LeBlanc
Publié le 22 Janvier 2010
Publié le 15 Février 2010
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Ed Vertus est né à Haïti, mais est arrivé au Québec à l’âge de trois ans. Il ne connait pas beaucoup son pays d’origine, sauf que son père et d’autres membres de sa famille y vivent toujours. Le séisme qui a frappé la capitale l’a bien entendu ébranlé…

Sujets :
Croix-Rouge , UNICEF , Haïti , Rue Fleury , Port-au-Prince

«Sur le coup, on se disait: "bon, un autre malheur qui s’abat sur Haïti". Mais quand on a entendu que c’était un tremblement de terre d’une magnitude de 7,1 et qu’ils évoquaient plus de 100 000 morts, on a commencé à s’inquiéter», raconte le propriétaire du Resto Flap Flap de la rue Fleury.

Ce sentiment d’angoisse est demeuré pendant deux jours, car l’énorme volume d’appels vers la Perle des Antilles rendait difficile les communications. «Mon père demeure à 100 km de Port-au-Prince, mais il aurait pu être en visite. Quand nous avons appris qu’il était en sécurité, la prochaine étape était: qu’est-ce qu’on peut faire pour les autres?»

M. Vertus encourage donc ses clients et son entourage à faire des dons à la Croix-Rouge, à l’UNICEF et aux autres organismes d’aide internationale. Le fournisseur du Resto Flap Flap mettra sous peu en ligne un site internet (www.aidonshaiti.ca) où plusieurs liens vers les endroits qui acceptent les dons seront inscrits. «Nous devons simplement sensibiliser les gens. Il n’est pas nécessaire de faire un énorme don. Il est possible d’envoyer 5$ par message texte. Si tout le monde le fait, c’est réglé», indique M. Vertus.

La reconstruction

Ed Vertus croit que malgré l’ampleur du drame, Haïti doit saisir cette occasion pour mieux se reconstruire. «Lorsque nous aurons sauvé ceux qui sont toujours en vie et pleuré nos morts, le défi sera de savoir ce que nous devons faire après, mentionne-t-il. Est-ce que nous voulons vivre un autre 25 ans de chaos ou est-ce que nous mettons en place un plan de reconstruction basé sur de bons principes?»

Selon M. Vertus, rebâtir un meilleur avenir pour Haïti est possible, mais le pays aura besoin de l’aide internationale et du soutien de la diaspora haïtienne.

Il admet aussi que plusieurs Haïtiens craignent la perte de leur souveraineté si jamais un autre pays venait s’installer afin d’assurer le bon déroulement de la reconstruction. «Nous avons été le premier pays indépendant, mais les dernières années ont prouvé que nous avons besoin d’aide. Je crois qu’il est nécessaire de travailler ensemble pour le mieux-être de notre pays.»

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