Un des entraîneurs de l'équipe canadienne d'athlétisme m'a déjà dit: « Je regarde souvent dans les écoles secondaires de Montréal-Nord pour voir s'il n'y a pas des jeunes qui pourraient devenir des athlètes. Il y a un potentiel immense à cet endroit, car ils ont le sport dans le sang. C'est inné en eux ! »
Nous n'avons qu'à regarder les Jeux du Québec pour s'en convaincre. La grande majorité des médailles remportées par la région de Bourassa en athlétisme l'ont été par de jeunes Nord-Montréalais. Parmi ceux-ci, on retrouve James Alvin Germain qui a écrit l'une des plus belles histoires sportives au cours des dernières années.
Sous la recommandation du responsable du Club d'athlétisme de l'école secondaire Henri-Bourassa, Cargil Edouard, il a commencé à s'entraîner au 100 et au 200 mètres. Juste pour voir s'il appréciait le sentiment de courir et de se dépasser. Seulement cinq mois plus tard, il a récolté deux médailles aux Jeux du Québec de Sept-Îles, alors qu'il était un pur inconnu.
À la suite de cette performance inattendue, James a décidé de poursuivre son aventure et les succès se sont accumulés. Détenteur de deux nouveaux records provinciaux scolaires au début de l'été, il a décidé de se joindre au Club Perfmax pour continuer son apprentissage.
Dans l'arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, les organisations sportives sont sensibles au fait de garder les jeunes loin de la rue. Cela me fait penser aux Archers de Hochelaga (football) et aux Jeunes Sportifs Hochelaga (hockey). Les réussites de ces deux organisations sont probantes. Les Jeunes Sportifs Hochelaga ont vu Francis Bouillon et Mike Ribeiro atteindre la Ligue nationale de hockey. Pour leur part, les Archers n'ont pas encore eu de joueurs qui ont atteint les ligues professionnelles, mais ils sont parvenus à garder plusieurs jeunes à l'école. C'est déjà un grand pas en avant !
Je me demande si les organisations sportives de Montréal-Nord pourraient réussir le même tour de force. Pourquoi pas ? Avec des bénévoles qui ont la couenne dure et de bonnes installations, tout est possible !
Ce n'est pas le potentiel athlétique qui manque dans ce territoire. Bien au contraire. Cependant, la majorité des jeunes ne croient pas aux vertus du sport. Ils veulent seulement être convaincus.
Le sport au secours des jeunes
Quand j'ai vu les images des violentes émeutes de Montréal-Nord, j'ai eu froid dans le dos. Je me suis mis à penser que le sport avait possiblement sauvé quelques jeunes de la criminalité. Mais ce n'était pas encore suffisant !
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