Les troubles d'apprentissage existent sous différentes formes (dyslexie, dysphasie, hyperactivité, manque d'attention…), mais tous ont un impact important sur les parents et les enfants. « Souvent, les échecs s'accumulent pour les enfants en difficulté, leur estime de soi est touchée, ça peut mener au décrochage ou à d'autres problèmes », explique la directrice de l'AQETA, Édith Melançon.
« Les parents, nous nous sentons coupables. Nous nous disons que c'est peut-être notre faute, nous nous demandons quoi faire », renchérit la mère d'un jeune de dix ans et membre du conseil d'administration de l'organisme.
Les réunions d'entraide, animées par un professionnel et une mère qui a épaulé son enfant maintenant âgé de 21 ans, offrent l'occasion aux parents de partager leurs expériences, leur détresse, mais aussi d'échanger des pistes de solution.
L'AQETA se donne également pour mission d'informer les professionnels et les parents par ses conférences. Outre celle de M. Duclos le 24 octobre, l'association invitera le 21 novembre, au CLSC de Saint-Léonard. Dave Ellenberg, professeur et chercheur à l'Université de Montréal en neuropsychologie, expliquera les différents types de troubles d'apprentissage, leurs effets et des pistes pour aider les jeunes.
Le 21 mars 2007, l'organisme tiendra une troisième conférence, cette fois au CLSC de Mercier-Est / Anjou, territoire où il veut poursuivre son expansion. L'entrepreneur Martin Lajeunesse parlera de son expérience personnelle et de la vie d'adulte avec des troubles d'apprentissage.