Monique Laferrière est partout. Elle est impliquée dans presque tout ce qui touche de près ou de loin l'histoire du territoire : le centenaire de la paroisse Sainte-Claire, celui de Notre-Dame-des-Victoires, sans compter l'exposition sur le commerce de la glace qui se tient annuellement à la Promenade Bellerive, pour ne nommer que ces événements.
Quand elle parle de l'histoire de Longue-Pointe, où elle a toujours vécu, elle ne peut s'empêcher de s'enflammer et d'intéresser son interlocuteur à ses propos. Des anecdotes qu'on croyait oubliées, elle en recèle. Pourtant, cette infirmière de formation qui a travaillé de nombreuses années à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont aurait très bien pu passer à côté de cette « seconde carrière ».
Tout a commencé à la fin des années 70, quand Monique Laferrière se divorce et se retrouve à élever seule ses deux enfants. Elle se cherche alors un nouveau passe-temps et se met à collectionner les costumes d'époques, particulièrement ceux de femmes. « C'est comme si à travers ces robes, je me trouvais connectée à ces générations de femmes qui m'ont précédée, comme si ma féminité passait par ces costumes », explique-t-elle.
Davantage qu'un simple passe-temps, cela devient rapidement une passion et Monique Laferrière se met à présenter des conférences sur le sujet. De fil en aiguille, elle commence aussi à étudier à temps partiel l'histoire à l'Université du Québec à Montréal, où elle complète son baccalauréat, en 1992, tout en continuant à travailler comme infirmière.
Malgré tout, elle ne veut pas porter le chapeau d'« historienne ». « Je n'ai qu'un baccalauréat », précise-t-elle, sans aucune prétention.
Mais l'une des contributions les plus importantes de Monique Laferrière demeure son travail pour l'Atelier d'histoire Longue-Pointe, dont elle est membre fondatrice. L'Atelier a été fondé à la suite du 275
Mme Laferrière affirme que, de prime abord, plusieurs personnes pourraient minimiser l'histoire du secteur. Pourtant, nombreux sont ces lieux qui ont marqué l'histoire, que ce soit la maison Allen-Picard, construite dans les années 1700, ou encore la stèle marquant l'emplacement du premier Collège de Montréal. « Moi-même au départ. je n'y ai pas cru », avoue celle qui, aujourd'hui, se dévoue corps et âme à transmettre et révéler ce qui a été.
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