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Lapierre: un dur à cuire ? Voyons donc !



Mathieu Boulay
Publié le 14 Février 2008
Publié le 16 Février 2010
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Sujets :
LNH , Canadiens de Montréal , Ligue américaine de hockey , New York

Depuis quelques semaines, mes oreilles bourdonnent quand il est question de l'attaquant des Canadiens de Montréal, Maxim Lapierre. Est-ce qu'il serait devenu un dur à cuire depuis son arrivée dans la LNH ?

Certains journalistes affectés à la couverture des Canadiens parlent de Lapierre comme s'il était un Georges Laraque ou un Colton Orr ! Ils ont bu trop de café ou quoi ? Lapierre est un allumeur sur la patinoire, car il parle toujours aux joueurs adverses durant les arrêts de jeu et n'hésite pas à les frapper pour les déranger dans leur concentration.

Par contre, se battre n'est pas inné chez lui. Il faut que les joueurs adverses l'assaillent pour qu'il se batte. Dans mon livre à moi, comme le dirait un personnage dans Les Boys, ce n'est pas ça un dur à cuire!

Je le compare beaucoup aux autres pestes de la LNH comme Sean Avery, Jarkko Ruutu et Darcy Tucker, mais avec les bagarres en moins. Ruutu et Avery aiment bien passer le gant au visage des joueurs adverses, car ils savent très bien que Laraque et Orr seront derrière eux s'il y a du grabuge.

Présentement, Lapierre paraît très mal, car il n'a personne pour l'épauler en cas de débordement. Il faut s'enlever de la tête qu'il affrontera les autres durs à cuire de la LNH, car ce n'est pas son rôle et il n'a pas le physique de l'emploi.

Quand on consulte ses statistiques, Lapierre passe pour un joueur dur. Certes, il a plusieurs centaines de minutes de punition à son actif, mais je serais curieux d'aller plus en profondeur et de vérifier le nombre de combats dans lesquels il a été impliqué. À sa première année dans la Ligue américaine de hockey avec les Bulldogs de Hamilton, l'attaquant a terminé la saison 2005-2006 avec 214 minutes de punition. Un beau nombre, mais il s'est battu à combien de reprises ? Toutefois, j'ai continué ma recherche et j'ai aperçu le nom du dur à cuire Pete Vandermeer parmi ses coéquipiers. Le beau Pete avait la réputation de distribuer souvent des taloches. Donc, Lapierre ne se battait pas si souvent que cela. Être un dur à cuire n'est pas un emploi facile aujourd'hui. Il faut aimer se battre, mais il ne faut jamais mal paraître pour ne pas faire basculer le rythme de la rencontre en faveur de l'équipe adverse.

C'est clair que les Canadiens devront trouver une solution pour combler ce rôle, et éviter que certains joueurs européens attrapent une maladie suspecte lorsqu'ils se présenteront à New York ou à Philadelphie !

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