Stéphane Denis est, selon lui, le seul luthier de tout l'est de la métropole. « À Montréal, on doit être une dizaine, mais la plupart sont au centre-ville », mentionne-t-il, derrière le comptoir de son commerce, Lutherie SD.
Sur les murs sont accrochés guitares, basses et violons, autant de commandes de clients qui ne sont pas encore venus chercher leurs instruments. Il y a aussi cette guitare près de la porte, qui, avec sa peinture métallique, attire le regard. Une sorte de peinture qu'il a, avec une entreprise, développée et travaillée ces dernières années.
Autodidacte, Stéphane Denis a appris son art sur le tas. « Tu apprends le métier de deux façons : soit en étant apprenti ou dans une école de lutherie. »
Quand il a reçu sa première guitare, à l'âge de 13 ans, il l'a démontée. « Je me demandais pourquoi je n'étais pas capable de faire de la distorsion comme le guitariste de Metallica. Évidemment, j'ai été obligé de la faire remonter. Je ne connaissais rien. Je me suis mis à lire des livres et à m'informer. Avec le temps, j'ai appris, comme la plupart des artisans. »
Ancien gérant d'une boutique de chaussures, il a tout lâché du jour au lendemain pour perfectionner son art. Dans une boutique d'instruments de musique de Laval, il a été apprenti, tout en suivant des cours de perfectionnement.
Avant de s'installer dans son local en octobre dernier, il a exercé sa profession chez lui, durant trois années, jusqu'à ce que l'appartement soit immergé d'instruments. « Disons que j'ai une blonde très compréhensive », dit-il en riant. Plusieurs personnes ont eu affaire à ses services, dont le bluesman Bob Walsh.
Stéphane Denis recommande que le calibrage d'un instrument soit fait une ou deux fois par année. « Le bois, c'est vivant. Par exemple, au printemps, il se gonfle d'eau, explique-t-il.C'est comme le changement d'huile. Si tu ne le fais pas, ta voiture va tout de même fonctionner, mais si elle brise, ce sera probablement parce que tu ne l'as pas fait. »
Son métier, c'est un mélange d'ébénisterie, de mathématiques, de physique et d'art. Si la plupart des commandes qu'il reçoit sont davantage traditionnelles, dont celles changer les frettes, certaines autres sortent davantage de l'ordinaire, comme ce type qui avait une guitare de collection datant des années 70 qu'il voulait faire repeindre en blanc et dans un rose brillant. « Il voulait qu'elle ressemble à un dessert », précise le luthier en souriant.
Stéphane Denis est loin d'être à court de projet. Après avoir mis au point sa propre peinture métallique, voilà qu'il s'apprête à lancer ses modèles de guitares. « Elle seront personnalisées. Tu me dis ce que tu veux et je te le ferai. J'ai déjà dessiné deux modèles », termine l'entrepreneur.
Profession : luthier
Dans le sous-sol d'un édifice commercial d'Anjou, Stéphane Denis répare et modifie les guitares et les basses, avec minutie et précision, exerçant son métier de luthier. Un métier de plus en plus rare.
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Commentaires
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- Francine Bertrand
- - 17 Février 2010 à 14:16:41
bonjour, mon nom est francine bertrand, Je suis la belle-mère d'un jeune garçon de 16 ans qui a décroché de l'école l'an passé pour toutes sortes de raisons. Cette année il s'est inscrit à l'école la Relance à Montréal, c'est une école où le plan académique est relié à différents stages que les jeunes peuvent faire en vue de les ramener petit à petit au milieu scolaire favorisant ainsi la possibilité pour eux de s'intégrer au marché du travail, voir avec un peu de chance susciter leur intérêt pour poursuivre leur études plus avant. Alessio c'est son nom a du talent en musique, il touche présentement à la guitare électrique et accoustique et son rêve serait de travailler dans le domaine de la musique. Je me demandais si vous seriez intéressé à lui accorder cette chance en lui proposant de faire un stage dans votre entreprise. Jai a coeur sa réussite et je pense qu'un stage dans un domaine qui le passionne pourrait peut-être lui permettre de se réaliser. Merci de prendre le temps de me lire.
