Le 28 décembre dernier, 1362 délégués internationaux en provenance de 42 pays étaient bloqués au Caire. Le gouvernement égyptien n'autorise pas que cette délégation internationale quitte le Caire pour se diriger vers la bande de Gaza.
On se rappellera que l'an dernier, à pareille date, l'opération « Plomb durci » d'Israël avait tué des civils et détruit les maisons, les écoles, les lieux religieux et les canalisations d'eau, laissant la population dans la misère la plus complète.
Aujourd'hui, la population palestinienne demeure dans l'oubli le plus complet des médias québécois. Peu de gens de notre population connaissent les faits à Gaza.
Rappelons-nous que ces Gazaouis ne peuvent ni sortir ni entrer pour quelque raison que ce soit. Aucun passeport ne leur est émis et aucune assurance ne leur est donnée qu'ils puissent revenir parmi les leurs. En l'occurrence une enfant handicapée qui a eu besoin de soins et qui n'a pu quitter Gaza pour une opération jugée nécessaire à son handicap, puisqu'aucune garantie n'a été donnée à la mère qu'elle pourrait revenir auprès de ses autres enfants après l'hospitalisation.
Autrement, les ambulances prennent un temps inutilement long avant de passer les multiples barrages à l'intérieur même de Gaza, empêchant ainsi que les soins d'urgence puissent intervenir en urgence justement.
L'eau, pour laquelle on se bat au Québec, afin de protéger cette richesse jugée essentielle à notre bien-être, n'est pas potable et coule peu à peu, puisque les aqueducs ont été détruits lors de l'opération « Plomb durci ». Ce qui laisse la population en manque de ce besoin de base qui nous est si cher pour nous ici au Québec.
Tous les bâtiments ou presque ont été bombardés et ne peuvent actuellement être reconstruits par manque volontaire de matériaux de construction. Auparavant, les camions passaient les frontières, au nombre de 1400 par mois. Actuellement, il y a eu 41 camions en un an qui ont passé les frontières pour porter des matériaux utiles à la construction. Ce qui laisse la population de la bande de Gaza avec des maisons, écoles et autres infrastructures dans un état de délabrement. Certains endroits sont non habitables, voire même dangereux. D'autres doivent habiter dans des maisons où les vitres sont cassées et les murs lourdement abîmés.
Les conditions de vie de base sont en bas du minimum auquel les gens sont en droit d'avoir.
Actuellement, la population manque les éléments de base auxquels un humain a droit et nous devons être au courant qu'une telle situation perdure aux frontières de l'Égypte, qui refuse de laisser passer la Marche de libération de Gaza. Ce pays prétend ne pas laisser sortir ces 1362 personnes qui se dirigent vers Gaza pour aller marcher pacifiquement et solidairement avec la population.
Alors, soyons solidaire avec le peuple palestinien et que la liberté d'expression qui nous est chère puisse accompagner notre délégation internationale composée de huit Québécois.
- Marjolaine Goudreau, conjointe d'un des délégués retenu au Caire