Conseillère municipale du district de Louis-Riel de 2001 à 2005, Lyn Thériault a été réélue le 6 novembre 2005 sous la bannière de l’Équipe Bourque/Vision Montréal, à titre de mairesse d’arrondissement. Et elle a bel et bien l’intention d’y être encore au lendemain de la prochaine élection. « J’ai encore beaucoup à faire et dignement, j’aimerais poursuivre le travail, dont, en premier lieu, la réalisation du centre récréo-sportif de Mercier-Est », déclare-t-elle.
En tête de liste des réalisations qui rendent la mairesse particulièrement fière vient le plan d’action famille dont s’est doté l’arrondissement. « Nous insistons auprès des constructeurs afin qu’ils bâtissent de plus grands logements, avec deux ou trois chambres. C’est une façon d’attirer les familles », fait remarquer la mairesse.
Le sentiment de sécurité doit être accentué aussi. « Une trentaine de jeunes ont été engagés à titre de surveillants dans 16 parcs de l’arrondissement cet été. Ils verront à ce que tout se passe bien dans ces parcs. Cette mesure sécurise beaucoup les gens. »
Dans ce plan, la propreté est d’une importance capitale également. Mme Thériault reçoit beaucoup de plaintes à l’effet que les propriétaires de chiens ne ramassent pas les excréments de leurs bêtes. « Un patrouilleur canin se promènera dans les parcs pour remédier à ce problème. »
« Le conseil d’arrondissement vient d’adopter un nouveau règlement sur la propreté. Nous serons plus sévères. Les amendes seront plus salées et nombreuses. » Dans un tout autre ordre d’idée, Mme Thériault annonce que les aînés pourraient bientôt bénéficier d’une Navette Or : « C’est une navette de la STM qui fera le tour des résidences pour personnes âgées du secteur et qui déposera les gens au CLSC, au centre commercial, à la bibliothèque, etc. » Aucune entente n’est encore signée, « mais on travaille fort pour obtenir la navette en 2009 ».
Bref, la vie est belle dans Mercier-Hochelaga- Maisonneuve.
Conseillère municipale depuis 1994, Claire St-Arnaud a été élue sous la bannière du parti Vision Montréal dans le district de Longue-Pointe et est devenue conseillère indépendante le 28 novembre 2008. À ce moment-ci, la question n’est pas de savoir si elle se représentera ou non, mais si elle le fera à titre de conseillère ou de mairesse d’arrondissement. « Je reçois beaucoup d’encouragements de mes citoyens à cet effet, annonce Mme St-Arnaud. Je suis honorée de cette demande-là. »
La conseillère a également d’autres réflexions en tête, dont le dossier de la rue Notre-Dame. « C’est un projet structurant pour l’Est de Montréal. Il faut minimiser, durant les travaux, les impacts auprès de la population. ». Le comité de suivi aura donc un rôle important à jouer.
Mme Saint-Arnaud est d’ailleurs satisfaite de la participation citoyenne en général. « C’est l’une des forces de l’arrondissement. L’apport important des citoyens dans les projets locaux enrichit nos décisions. Nous sommes à l’écoute de la population dans un souci constant du respect de la démocratie ».
En matière de réalisation résidentielle, l’arrondissement fait également bonne figure. Les projets immobiliers sont nombreux et tous plus emballants les uns que les autres. Avec ces nouveaux immeubles arrivent bien sûr de nouveaux résidents. « Ils ont pour la plupart entre 25 et 40 ans et amènent un souffle nouveau à l’arrondissement, tout en s’intégrant harmonieusement à la population existante. »
Il est aussi primordial d'offrir à nos résidents des services de proximité adéquats. « La qualité de vie, l'environnement et la propreté sont au cœur de nos préoccupations. Il faut rester centré sur ces priorités », précise Claire St-Arnaud.
Richer Dompierre a été élu pour la première fois à l'élection municipale de 1998 et a été réélu aux élections de 2001 et 2005. En 2008, il est passé de Vision Montréal à Union Montréal. En entrevue téléphonique, le conseiller de Louis-Riel nous a annoncé qu’il briguera les suffrages une fois de plus à l’élection de novembre prochain. « Je n’ai pas hésité une seule seconde », confie-t-il.
Parmi les réalisations dont il est fier, vient en tête de liste le terrain de soccer synthétique au parc Louis-Riel : « Grâce à cet investissement de 1,5 million de dollars, les jeunes du secteur peuvent jouer au soccer un mois plus tôt et un mois plus tard. Ils gagnent donc deux mois de soccer chaque année. »
Il n’y a pas que les jeunes dont se soucie le conseiller. « Le projet immobilier le Lux a permis la construction de 700 logements pour les personnes âgées. Un investissement de 140 millions, le plus important à ce jour dans l’arrondissement. »
Des projets d’amélioration des parcs Félix-Leclerc et Louis-Riel sont également en cours, ce qui devrait faire grand plaisir aux résidents de tous les âges. C’est sans parler des travaux routiers effectués sur les rues Beaubien, Rosemont et Langelier, au grand bonheur des automobilistes.
Mais les rues dont se préoccupe le plus Richer Dompierre sont le boulevard l’Assomption et la rue Notre-Dame. Dans le cas du boulevard l’Assomption, le conseiller voudrait qu’elle soit désenclavée jusqu’à la rue Notre-Dame et ainsi détourner la circulation des camions qui roulent actuellement dans le quartier. Quant à la rue Notre-Dame, ce n’est plus le conseiller mais le résident d’Hochelaga-Maisonneuve qui en réclame la modernisation. « Il est grand temps que ce dossier se règle », termine M. Dompierre.
Élu au poste de conseiller municipal du district de Tétreaultville à l’élection municipale du 6 novembre 2005, Gaëtan Primeau tentera de se faire réélire à la prochaine élection, toujours sous la bannière de Vision Montréal: « Je suis un batailleur. J’ai encore des choses accomplir et des projets à réaliser. »
Parmi les dossiers qui lui sont chers, mentionnons celui du centre récréosportif. « Je me bats pour ce centre depuis 2005. On a eu la signature de tous les élus (scolaires, municipaux, provinciaux et fédéraux) et le maire Tremblay nous a dit qu’on l’aurait notre centre. » Ce projet de 22 millions de dollars permettra aux 40 000 résidents de Mercier-Est privés depuis trop longtemps d’un tel centre d’avoir accès à une piscine intérieure, un gymnase double et des locaux communautaires.
Le conseiller se dit tout aussi fier d’avoir pu contribuer à la revitalisation de plusieurs parcs du secteur : « Nous avons refait les terrains de pétanque au parc Saint-Victor et en avons même ajouté des nouveaux, ainsi que des tables de pique-nique. Et nous irons bientôt en appel d’offres pour que soit réaménagé le coin des enfants. » D’autres parcs ont eu droit à une cure de jouvence : « Les chalets du parc Thomas-Chapais, qui étaient délabrés et abandonnés, ont été démolis et de nouveaux ont été construits, avec des toilettes et un vestiaire pour mettre les patins. Notons que le coin des petits sera réaménagé bientôt. » Sans parler du nouveau parc Michel-Bourdon et de l’œuvre d’art qui sera bientôt aménagée à la Promenade Bellerive. « Une sculpture rendant hommage au cinéaste des "voitures d'eau", Pierre-Perreault. »
Quant au projet Contrecoeur, M. Primeau garde espoir malgré la polémique entourant la vente du site. « Ce sont 1800 logements qui seront construits à cet endroit et c’est un investissement de 350 millions dans l’arrondissement. Et un beau parc sera aménagé sur le site, soit un investissement de 3,6 millions », conclut-il.
Laurent Blanchard a été élu conseiller d’Hochelaga à l’élection municipale du 6 novembre 2005. Reconnu pour sa verve, sa fougue et sa détermination, Laurent Blanchard est catégorique. « Si je vais me représenter ? C’est certain. Pour moi, c’est un loisir à plein temps que de faire de la politique », affirme-t-il avec aplomb.
De tous les conseillers de l’arrondissement, d’aucuns ne connaît mieux le dossier de la rue Notre-Dame que Laurent Blanchard. « Dans ce dossier, tout le monde veut apposer sa griffe finale », déplore-t-il, ce qui expliquerait le report continuel du projet.
Selon M. Blanchard, le statu quo est inacceptable. « Ce sont les résidents d’Hochelaga qui en paient le prix. Aux heures de pointe, la circulation de Notre-Dame déborde sur les rues Sainte-Catherine, Ontario et Hochelaga. » Selon lui, le projet final devra respecter les gens qui se trouvent des deux côtés de la rue, soient les résidents riverains au nord et le Port de Montréal au sud.
Laurent Blanchard se dit préoccupé par un autre dossier, celui de l'église Très-Saint-Nom-de-Jésus, dont la pérennité est loin d'être assurée. Cette église à haute valeur patrimoniale, dont les orgues ont été restaurés au coût d'un million de dollars, est condamnée à fermer ses portes le 1er juin prochain. « Sans être désespérée, la situation est préoccupante. Nous n'avons pas encore identifié de porteur de ballon dans ce dossier », admet M. Blanchard. L'emplacement de l'église pourrait en dissuader plusieurs, malheureusement: « Il n'y a aucun espace de stationnement autour. »
Mais le plus grand défi d'Hochelaga-Maisonneuve demeure la mixité sociale. Selon M. Blanchard, jusqu'ici, tout va pour le mieux. Autant la biscuiterie Oskar que le saucissier William J.Walter (Place Valois) font de bonnes affaires. « Je ne dirais pas que les deux clientèles se fréquentent, mais elles se côtoient », de préciser le conseiller d'Hochelaga.
Depuis 2001, le visage du quartier a beaucoup changé. Les projets immobiliers pullulent et la population rajeunit. Pensons à la biscuiterie Viau, à l'usine Hershey, etc. Et ce n'est pas fini: « Il y aura bientôt un projet sur le site de l'entrepôt de l'American Can. On parle de 268 unités de condo et de 80 unités familiales sociales. » Encore un bel exemple de mixité sociale.