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Des repas peu succulents?



Publié le 8 Février 2010
Publié le 9 Avril 2010
 
Sujets :
Société d’habitation du Québec , SHQ , Fédération des OSBL d’habitation de Montréal

L’article publié en page 3 de l’édition du Flambeau du mardi 2 février 2010 me fait réagir.

Comme bénévole et secrétaire du conseil d’administration, je fus étroitement impliqué dans la réalisation et le fonctionnement de l’organisme sans but lucratif (OSBL) Les Toits de Mercier, de l’été 2004 à juin 2008, et je demeure persuadé que ces résidences ne méritent pas le discrédit véhiculé par cet article.

L’obligation de fournir un repas chaque jour, cinq jours par semaine, est imposée à tous les projets d’habitations subventionnées de type PAPA (personnes âgées en légère perte d’autonomie). La Société d’habitation du Québec (SHQ), les services municipaux (OMHM), la Fédération des OSBL d’habitation de Montréal et les services de santé (CLSC et CSSS) supervisent l’application de ce service.

Par expérience, au moment de la sélection des locataires et même après, il faut souvent justifier et expliquer que cette contrainte est liée à la santé, la communication et l’éducation des résidents. L’organisme est donc contraint de fournir à tous ses locataires PAPA des repas complets et sains au meilleur coût possible; un comité évalue la satisfaction des locataires et propose des correctifs réalistes.

Mais, les goûts et habitudes alimentaires ainsi que les budgets rendent incompatibles une totale satisfaction. Selon mes souvenirs, à partir de l’ouverture de ce PAPA en juillet 2006 jusqu’à la fin de mon implication en juin 2008, trois entreprises privées se sont succédé au service alimentaire : à chaque fois, cela devenait impossible, à long terme, pour ces entreprises de satisfaire les résidents et d’y trouver leur profit. Malgré certaines réticences exprimées au début du projet Les Toits de Mercier, je persiste à croire qu’un organisme communautaire de proximité comme le SESAME (Service d’éducation et de sécurité alimentaire de Mercier-Est) serait mieux adapté à servir convenablement ce type d’OSBL d’habitation.

Je me refuse de discréditer Lise Lebrun, que j’ai côtoyée régulièrement de 2006 à 2008, même si plusieurs des propos rapportés dans l'article me semblent erronés. Les expériences acquises durant ces quatre années de bénévolat me confirment que pour vivre agréablement dans une résidence de type communautaire, il faut être ouvert à la tolérance, la souplesse, l’harmonie et la critique constructive. - Michel Poisson

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