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Jeux paralympiques: mes coups de coeur



Mathieu Boulay
Publié le 18 Septembre 2008
Publié le 16 Février 2010
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Après la fin des derniers Jeux olympiques, j'avais déjà hâte de consulter les performances des athlètes canadiens aux Jeux paralympiques de Pékin. Il faut dire que deux athlètes de l'est de Montréal retenaient mon attention: André Beaudoin, résident du quartier Mercier, et Yvon Rouillard.

Sujets :
Chine , Pékin

Avec Chantal Petitclerc, André et Yvon représentent mes coups de cœur des Jeux paralympiques. Avant d'aller plus loin, j'aimerais faire une petite parenthèse sur Petitclerc qui a ébloui le monde paralympique avec ses cinq médailles d'or. À la suite de sa dernière compétition, elle a mentionné qu'elle tirait sa révérence. Dommage ! Elle est une vraie pionnière et elle méritait pleinement le droit de porter le drapeau canadien lors de la cérémonie de fermeture. Une erreur de jugement des membres du comité paralympique canadien selon moi.

Revenons à André Beaudoin et à Yvon Rouillard. Beaudoin est le synonyme du mot « persévérance ». Dans quelques jours, il atteindra l'âge de 50 ans et il a encore réussi à se qualifier pour les Jeux paralympiques. Ne pensez pas qu'il est allé en Chine pour faire acte de présence ! Loin de là !

Il est parvenu à remporter la médaille de bronze au 100 mètres, trois dixièmes de seconde derrière le gagnant Dean Bergeron. Il vient de prouver qu'il est une force de la nature.

André a une carrière remplie de succès. Parmi ses exploits, il a remporté l'or à trois reprises aux Championnats du monde de 1998 sur 100, 200 et 400 m. Aux Jeux de Séoul, en 1988, il a été sacré champion olympique sur 200 mètres.

Pour lui, les médailles ne sont pas importantes. Je me souviens de ma rencontre avec lui. Je m'étais rendu à son domicile. Je m'attendais à voir un mur rempli de médailles et de plaques commémoratives. Curieux de nature, je lui avais demandé où étaient ses nombreuses médailles qu'il avait remportées à la sueur de son front.

Il m'avait montré un meuble décoratif en forme de tour et il m'avait dit: « Elles sont toutes là et je ne veux pas les afficher ! ». C'est rare que les athlètes agissent ainsi, mais c'est très humble de sa part !

Dans le cas d'Yvon Rouillard, il a mis la main sur la médaille d'argent en basketball en fauteuil roulant avec l'équipe canadienne. Ce Pointelier de 37 ans a traversé plusieurs épreuves avant de se retrouver sur le podium à Pékin. Il mérite amplement tout ce qui lui arrive.

Finalement, je donne mon dernier coup de chapeau à Diane Roy qui a perdu sa médaille d'or après l'annulation de la première course. Elle a terminé deuxième lors de la reprise de la seconde. Il en faut du caractère pour surmonter une telle déception et de gagner la médaille d'argent.

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