Après Bouchard-Taylor, on aura toujours le gros bon sens!



Publié le 30 Novembre 2007
Publié le 16 Février 2010
 
Sujets :
Parti québécois , Rue Drummond

« Quand j’étais petit, je n’étais pas grand. Je ne doutais pas de tous les enfants. Et je souriais à tous les passants. » (variation d’un refrain populaire)

C’est fou tout ce qu’on apprend ces jours-ci avec le cirque médiatique de la commission sur les accommodements raisonnables, Et surtout, ce qu’on voit de ceux qui n’y sont pas.

Par exemple, j’ai appris que Mario Dumont aime les problèmes, même quand il n’y en a pas ou quand lui non plus n’a pas de solution. Alors, il nous fait dépenser des millions pour qu’on « picosse » nous autres aussi.

J’ai appris que même si le Parti québécois change son approche avec son nouveau chef, plus ça change, plus c’est pareil.

J’ai appris que Jean Charest non plus ne sait pas trop quoi faire avec ces problèmes qui n’en sont pas, mais que voulez-vous, il faut bien qu’il danse sur la « toune à la mode », ou alors, un gars comme lui devient vite démodé.

Mais je leur pardonne. Dans les faits, ils sont les miroirs de nos choix, de nos peurs, de nos envies, de nos priorités, de nos insécurités.

Nous aussi avons du talent pour les choses insignifiantes. Dans ce pays où la qualité de vie fait l’envie du monde, il faut bien trouver des trucs pour s’amuser, sinon on va s’ennuyer. C’est dur de vivre avec du ketchup casher, surtout qu’on nous l’a caché si longtemps. C’est dur à endurer que parfois, la piscine du quartier est réservée à des groupes qu’on ne connaît pas complètement, même si on y va presque jamais. Il faut qu’on entérine, si ma tante Aline est en câline. À force de bien vivre, faut bien se donner des moyens de « crever notre balloune ». Alors, sans trop comprendre pourquoi, on peut commencer à mieux mourir.

Quelques fois, on meurt d’impatience. On meurt pour une deuxième chance, on meurt par ambivalence.

Quelques fois, on meurt sans savoir, on meurt d’espoir, on meurt en plein jour, plongé dans le noir,

Quelques fois, on meurt attaché. Même quand on est libre et vacciné, des fois, on choisit des drôles de destinées.

Quelques fois, on meurt à moitié, comme si dans le passé un peu, on meurt à petit feu. À chaque fois, on meurt avec chaque fleur qui s’en va prématurément. À chaque fois, on meurt en avance sans raison apparente, trop souvent en silence. On meurt dans l’oubli, on meurt d’ennui, à chaque fois qu’on oublie de vivre.

Avec un peu de chance, après avoir tourné et retourné les anxiétés provoquées chez plus d’une personne par la commission sur les accommodements raisonnables, il nous restera encore le gros bon sens.

Jean Mercier, poète et cinéaste, rue Drummond

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

Le Flambeau de l'Est n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct
loading...

Publicité