Amorçant sa troisième semaine de campagne électorale, Denis Mondor s’attaque à un dossier cher aux électeurs de Mercier-Est, celui de la Promenade Bellerive. Le candidat de l’ADQ dans Bourget veut rendre cette fenêtre sur le fleuve plus accessible et plus animée.
« Nous avons la chance d’avoir un lieu d’une grande beauté où la population a le rare privilège d’avoir un accès au fleuve. Toutefois, la lourdeur bureaucratique, tant au niveau municipal que provincial, rend le financement difficile et complique la réalisation de projets de développement à moyen et à long terme », a-t-il indiqué en conférence de presse dans son local de Bourget, le 23 avril dernier.
En effet, l’administration du parc a changé de main en 2002. Passant sous la responsabilité de la Ville-centre, la Promenade Bellerive navigue depuis ce temps en eaux troubles. « Depuis 2004, la Société d’animation de la Promenade Bellerive (SAPB) a perdu plus de la moitié de son financement. De huit employés en 2003-2004, il n’y a maintenant plus qu’une seule personne à temps plein aujourd’hui », indique Denis Mondor. Une situation inacceptable, selon lui.
Les effets de cette baisse de financement se font sentir : moins de spectacles, heures d’ouverture réduites du chalet du parc, manque d’infrastructures pour accueillir les familles, dénote le candidat. Et ce, sans compter le service de navette fluviale qui, chaque année, voit son financement accordé à la toute dernière minute. Même si ce dossier relève en bonne partie de la Ville de Montréal, Denis Mondor estime qu’il pourra « cogner aux bonnes portes » pour faire avancer les choses.
La tourmente qui secoue en ce moment l’ADQ, avec la démission la vice-présidente de son exécutif, Sylvie Tremblay, a rattrapé le candidat. La démissionnaire a claqué la porte du parti en dénonçant le fait que l’ADQ voulait renvoyer les femmes à la maison. Dans Bourget, d’immenses pancartes évoquent la politique familiale du parti, dont les 100 $ offerts pour les parents qui gardent leurs enfants à la maison.
Questionné à ce sujet par une journaliste, Denis Mondor s’est bien défendu de défendre une politique jugée « rétrograde » par certains. « Il n’y a rien de rétrograde dans le fait de choisir de supporter les mères qui n’ont pas de place en CPE », a rétorqué le candidat. #11A1N4
