L'administration Tremblay-Dauphin augmente sa dotation à l'arrondissement, passant ainsi de 23 M$ cette année à 24,5 M$ en 2009. Les autres revenus d'Anjou proviendront de différents services, de même que de la taxe locale spéciale de 0,04 %, levée en 2006, et qui rapportera un montant additionnel de 1 484 200 $, estime le maire de l'arrondissement, Luis Miranda.
« Avec le contexte économique et le montant octroyé par la Ville-centre, nous n'avons d'autre choix que d'essayer de trouver d'autres sources de revenu. On doit donc garder la taxe spéciale en place, malheureusement, pour maintenir la qualité des services offerts aux citoyens. D'ici au dévoilement du budget de 2010, il y aura une élection municipale. Il faudra que les choses changent d'ici là », laisse-t-il savoir.
Les rémunérations des employés de l'arrondissement augmenteront de près d'un million de dollars en 2009. Les autres dépenses à la hausse se situent dans le secteur du transport (déneigement, éclairage de rues, circulation et stationnement), de la collecte des déchets et de l'aménagement urbain.
L'arrondissement prévoit également rembourser 60,9 M$ de sa dette à long terme.
Luis Miranda sait pertinemment que le maintien de la taxe locale n'est pas le plus beau cadeau de Noël qu'il pouvait donner à ses citoyens, mais il croit que les gens comprendront sa décision.
« Si nous voulons maintenir les services, la taxe spéciale est nécessaire. Nous n'avons pas de surplus et nous équilibrons notre budget de peine et de misère depuis quelques années. Mais le maire Gérald Tremblay est au courant de notre situation. Nous avons eu une rencontre sur ce sujet il y a quelques jours. Il sait que nous avons besoin de plus d'argent, mais nous ne sommes pas le seul arrondissement qui vit une situation budgétaire difficile », laisse-t-il entendre.
En regardant de plus près, on constate que les neuf arrondissements qui utilisent une taxe locale spéciale sont tous d'anciennes villes qui ont été fusionnées à Montréal dans les dernières années. Une situation qui fait dire à M. Miranda « qu'il faudra revoir la façon de faire ».
« Pour moi, dit-il, la redistribution des montants provenant de la Ville-centre devrait tenir compte de trois critères, soit le nombre de citoyens, le kilométrage des rues et les particularités de chaque arrondissement. »
