En plus de Mme Mourani, la députée de Crémazie, Lisette Lapointe, le maire de l’arrondissement, Pierre Gagnier, la présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Diane De Courcy, ainsi qu’Émanuel Dubourg, député de Viau, et pour l’occasion représentant de la députée de l’Acadie, Christine Saint-Pierre, étaient présents.
Le Carrefour d’aide aux nouveaux arrivants (CANA), le Centre d’appui aux communautés immigrantes (CACI) de Bordeaux-Cartierville, le Conseil local des intervenants communautaires (CLIC) de Bordeaux-Cartierville, Solidarité Ahuntsic, le Centre Scalabrini et le Centre d'union multiculturelle et artistique des jeunes à Montréal (CUMAJ) étaient également représentés.
Le point de presse a débuté par une minute de silence. Ensuite, les élus ont tour à tour exprimé leur sympathie et leur solidarité envers la communauté haïtienne.
«Ça va prendre du temps, mais Haïti renaîtra de ses cendres et on espère que le développement et la prospérité suivront», a mentionné Mme Mourani. La députée a rappelé la contribution du Bloc québécois (de l’ordre de 17 000$) et a souligné que le travail de son équipe a permis d’évacuer deux jeunes Haïtiens, dont un âgé d’à peine deux ans.
Le député de Viau, Émanuel Dubourg, qui a été assigné par le premier ministre du Québec, Jean Charest, comme coordonnateur des actions québécoises pour la communauté haïtienne, a aussi pris la parole. «Il faut continuer à aider ces gens. Nous avons présentement trois centres d’aide à Montréal, il y a aussi la ligne 1-888-YO-HAÏTI et j’encourage les gens à faire des dons.»
La présidente de la CSDM, Diane De Courcy, a annoncé qu’à la suite d’un voyage effectué par un commissaire à Haïti, le Réseau des établissements scolaires du Nord, qui inclut Ahuntsic, parrainera une école haïtienne lorsque la situation se sera stabilisée. Plusieurs partenaires, dont la Fondation Paul-Gérin-Lajoie, seront impliqués.
Les représentants de chacun des organismes communautaires présents avaient tous la même requête: que les gouvernements assouplissent les lois concernant l’immigration pour les sinistrés d’Haïti.
«Dans ces situations extrêmes, il faut prendre des mesures extrêmes et dans ce cas, je crois que les gouvernements doivent aller au-delà des frontières de l’administration», a demandé Nathalie Fortin du CLIC.
Pour l’instant, ces organismes font ce qu’ils peuvent pour soutenir les familles qui désirent rapatrier leurs proches, mais les règles actuelles limitent leur intervention. «Il faudrait aussi penser à élargir ce qu’on considère comme famille, ainsi des citoyens canadiens qui ont des oncles, des tantes ou des cousins pourraient les accueillir et les prendre à leur charge», a suggéré la représentante du CANA.
M. Mourani a expliqué que plusieurs obstacles empêchaient de modifier les lois d’immigration rapidement. «Plusieurs des gens là-bas n’ont plus de papiers et nous devons être en mesure de vérifier leurs identités, s’ils ont un casier judiciaire, leur dossier de santé… C’est le gouvernement fédéral qui est en charge de l’immigration, mais le Québec doit d’abord vérifier ces informations et comme il n’est pas un pays, il doit respecter ces lois.»
Ainsi, M. Dubourd a rappelé que la ministre de l'Immigration au Québec, Yolande James, et son homologue au Canada, Jason Kenny, étaient présentement en pourparlers afin de baliser la réglementation. «Il faut s’assurer que l’accueil et l’intégration de ces gens soient bien faits. Il n’y pas d’échéancier, mais c’est certain que c’est la priorité des priorités.»
