Après la présentation, Gérard Bouchard a notamment tenu à en savoir un peu plus sur la problématique du français dans les corridors et les cours d’école de la CSDM. «Le rapport entre les parents [immigrants] et l’école est compliqué puisque plusieurs d’entre eux ne parlent pas le français», a ajouté Mme De Courcy.
La commission scolaire demande entre autres du soutien sur des initiatives déjà mises en place. Par exemple, les écoles tentent d’être plus ouvertes aux parents, pour qu’ils comprennent les fonctionnements de l’école, pendant que leurs enfants apprennent.
Enfin, la CSDM juge que le sentiment d’appartenance est une clé vers le succès. «Toutes nos actions sont orientées vers le soutien de l’école communautaire, pour rapprocher les organismes et la communauté à l’école», a conclu la présidente de la CSDM, soulignant du même coup l’importance des activités parascolaires.
Selon la CSDM, 106 000 élèves immigrants sont accueillis au sein de ses écoles. 23% des élèves du primaire et du secondaire sont nés hors Québec et proviennent de 193 pays où sont pratiqués des religions et des cultes divers. Ces enfants parlent plus de 151 langues, tandis qu'à peine plus de 50 % d'entre eux ont le français comme langue maternelle. Près de 14 470 employés parmi lesquels un peu plus de 2 000 appartiennent à une minorité visible ou une minorité ethnique travaillent à la Commission scolaire de Montréal.