La députée d’Hochelaga-Maisonneuve et porte parole du Parti québécois en matière d’éducation primaire et secondaire, Louise Harel, affirme que le PQ partage les inquiétudes de l’ancien premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, à l’égard du faible taux de diplomation, particulièrement des garçons, après les cinq années de cheminement normal des études.
« Un sérieux coup de barre s’impose pour offrir à toutes les familles, nonobstant leurs revenus et leur langue d’origine, une école publique de qualité qui garantisse la diplomation de leurs enfants », a déclaré Louise Harel.
Face à une école à deux vitesses, la députée estime que la tentation de bien des parents de délaisser l’école publique, elle-même délaissée dans l’accomplissement de ses nombreux mandats d’intégration scolaire, est grande.
« Lors des deux derniers exercices budgétaires, nous avons mené bataille pour que le gouvernement s’attaque vigoureusement au décrochage scolaire. La réponse gouvernementale a été plus que décevante, préférant une baisse d’impôt plutôt qu’une baisse de décrocheurs », a poursuivi Mme Harel. La députée rappelle qu’un mandat d’initiative sur le décrochage scolaire sera mené par la commission parlementaire de l’éducation.
Elle a par ailleurs fustigé le chef de l’ADQ, Mario Dumont, qui « plaide pour l’autonomie des écoles; il devrait savoir que cette question est au cœur de la réforme! Par ailleurs, comment explique-t-il l’écart de réussite entre les francophones et les anglophones, sachant que la réforme est aussi implantée dans les milieux anglophones? Il semble bien que la réforme ne soit pas la source de tous les maux du système scolaire, quoi qu’en pense Mario Dumont », a indiqué Louise Harel.