Ces derniers n'en reviennent tout simplement pas et aimeraient bien que ce jeu de chaise musicale cesse une fois pour toutes.
« Chaque fois qu'une nouvelle enseignante arrive, les élèves doivent s'adapter. Nous avons l'impression que le bien des enfants n'est pas considéré comme une priorité dans l'équation », de souligner Véronique Leblanc, un parent dont le fils fréquente Philippe-Labarre.
La direction de l'école, la commissaire scolaire du quartier, Catherine Harel-Bourdon, et le ministère de l'Éducation ont été sensibilisés au dossier, mais tous semblent impuissants.
« Nous convenons que c'est une situation déplorable, mais elle est exceptionnelle. Dans ce roulement de personnel, toutes les règles ont été respectées. Nous aurions aimé éviter ça, mais on ne pouvait faire autrement.
« Des enseignantes ont quitté pour un congé de maternité, d'autres ont obtenu une permanence dans une autre école et certaines sont de retour d'un congé de maternité. Nous n'y pouvons rien », explique Mme Harel-Bourdon.
La commissaire scolaire assure les parents de son soutien et de celui de la commission scolaire.
S'il y a des besoins particuliers qui surgissent à la suite de toutes ces modifications, nous interviendrons, insiste-t-elle.
Pour faciliter le plus récent changement, les deux enseignantes assureront de façon conjointe la transition durant une semaine. Un petit baume pour les parents, mais qui ne règle pas le cœur du problème.
Pour éviter qu'une pareille situation ne se reproduise, les parents aimeraient que des contrats fermés pour les remplacements ne permettent aucun changement, sauf pour une raison médicale. Les enseignants conserveraient la possibilité d'appliquer sur un poste permanent affiché, mais la date d'entrée en fonction devrait être après la fin du premier contrat signé.
Le poste serait donc réservé jusqu'à la fin du mandat au candidat ayant obtenu le poste. Cette façon de faire pourrait limiter le nombre de changements d'enseignant à deux dans la même année.
Ces mesures ne coûteraient rien à la commission scolaire car elles ne sont qu'administratives. Elles pourraient par contre aider à créer le sentiment d'appartenance et la stabilité nécessaire au développement des enfants.
Cette avenue pourrait être examinée, mais dans la convention collective actuelle, son application n'est pas possible.
« L'enseignante de première année de notre école sera elle aussi en congé parental l'an prochain. Aurons-nous à revivre la même situation pour une seconde année consécutive ? J'ose espérer que non », dit Mme Leblanc.
Cinq enseignantes différentes pour les tout-petits de la maternelle
Année scolaire 2009-2010 à l'école Philippe-Labarre
Depuis le début de la présente année scolaire, les enfants de la classe de maternelle de l'école Philippe-Labarre sont rendus à leur cinquième enseignante, une situation que déplorent les parents.
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