Le rapport 2009 des experts sur la situation du diabète au Québec estime à plus de 930 000 le nombre de personnes prédiabétiques et diabétiques, soit environ 15 % de la population. À l’heure actuelle, quelque 35 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. « Pour moi, parler du diabète, c’est placer un "stop" sur ses effets dévastateurs. C’est rétrécir son champ d’action. Cette maladie, elle peut te détruire. Ma recette pour ne pas la laisser faire? Une attitude positive, de la discipline, des médicaments, une saine alimentation et de l'exercice. Garder sa maladie en santé, c'est un investissement à long terme. Chaque jour que mon taux de sucre se retrouve entre 4 et 7, j'ajoute deux jours sans complications à ma vie », confie le résident de l'est de Montréal.
Avant la maladie, Serge Bélisle avait tout d'un gars ordinaire. De taille et de poids moyens, il roulait sa bosse dans le milieu de l'hôtellerie depuis plusieurs années, travaillant souvent plus de 70 heures par semaine. En janvier 1999, alors à la recherche d’un nouvel emploi, il s'inscrit à des cours en gestion et en informatique. « J'étais plus fatigué, mais je mettais ça sur le dos du retour à l'école. Un jour, alors que je cognais des clous devant mon ordinateur, une autre étudiante m'a dit qu'elle s'inquiétait de ma santé, puisqu'elle avait remarqué mes fréquents déplacements vers les toilettes. Je lui ai parlé de ma vision qui était moins bonne et c'est là qu'elle m'a dit qu’il s’agissait peut-être du diabète », raconte-t-il. Effrayé par la situation, M. Bélisle s'informe auprès d'un des entraîneurs de hockey de son fils qu’il sait être diabétique. Durant un tournoi à Rimouski, ce dernier prend son taux de glucose qui, à ce moment-là, est à 30. « Dès mon retour à Montréal, je suis allé consulter un médecin. Ils m'ont gardé 12 jours à l'hôpital. Avec l’annonce de ce diagnostic, ma vie a basculé. » De retour à la maison dans un état pitoyable, l'homme a toutefois décidé de ne pas se laisser abattre. « J'avais le choix de rester devant un mur ou de continuer à avancer. J'ai opté pour le deuxième. Je me suis remis à l'exercice, j'ai appris le braille, j'ai réapprivoisé mon environnement et, surtout, j'ai pris le dessus sur ma maladie. Par contre, la maladie ne prend jamais de vacances, alors il faut toujours être vigilant. »
Pour plus d'information sur les conférences de Serge Bélisle: 514 259-3724
