Lorsque Mme Lebrun a cessé de payer les frais de repas, je l'ai avisée qu'elle devait se conformer aux règles en vigueur, soutient-elle. Devant son refus, j'ai dû recourir aux moyens légaux à ma disposition.
La directrice avoue que la nourriture a été un sujet chaud dans sa résidence. Elle a bien reçu la pétition de Mme Lebrun et explique avoir fait les changements nécessaires pour corriger la situation.
« Depuis le récent changement de cuisinier, je n'ai plus aucune plainte de la part des résidents. Le taux de satisfaction des locataires est au-dessus des 80 %. »
Mme Miller a été peu loquace sur le sujet. Elle a plutôt invité Le Flambeau à consulter le jugement de la Régie du logement.
François Vermette travaille au sein du Réseau québécois des organismes sans but lucratif (OSBL) d'habitation. La qualité de la nourriture est un sujet qui lui est souvent rapporté. Il convient qu'il est difficile de faire la part des choses, car c'est un dossier très subjectif et il diffère selon les individus.
Il recommande aux gens d'utiliser les moyens mis à leur disposition pour se plaindre, plutôt que de cesser d'acquitter les frais de repas.
« Le conseil d'administration d'une résidence a le pouvoir d'agir. On peut également s'adresser au ministère de la Santé et des Services sociaux, car c'est lui qui accorde la certification aux OSBL d'habitation et il y a la Régie du logement. Il vaut toujours mieux faire appel à ces instances plutôt que de se faire justice soi-même. »
Mauvais repas ? Des recours existent
La directrice des Toits de Mercier, Geneviève Miller, affirme n'avoir eu d'autre choix que de faire respecter ses droits dans le dossier d'expulsion de Lise Lebrun.
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