D’entrée de jeu, les orateurs issus de l’arrondissement et de Solidarité Mercier-Est ont effectué un survol historique, géographique et économique du quartier.
Un portrait où apparaît un quartier à la population vieillissante vivant une transformation de son tissu social. Les analystes y ont constaté l’enclavement et la difficulté de déplacement découlant de grands axes routiers et ferroviaires, la diminution du dynamisme urbain, ainsi que celle de l’offre commerciale et des services. Ils ont aussi noté la dégradation de la qualité du milieu de vie reliée à la proximité de zones industrielles.
La même équipe a aussi identifié certains éléments favorables offrant une perspective certaine. Ils ont mentionné le potentiel récréotouristique de ce territoire, l’accessibilité reliée à la proximité des grands axes routiers, d’une station de métro et de la piste cyclable, les espaces verts qui couvrent près de 15 % du territoire. Rappelons que la zone ciblée par le plan de revitalisation est le territoire délimité par la rue Hochelaga au nord, au sud par le fleuve, à l’ouest par l’autoroute 25 et à l’est par la rue Georges V.
« La démarche de revitalisation urbaine dans le secteur Mercier Est constitue une très bonne nouvelle pour un quartier dont le tissu socio-économique a un pressant besoin d’explorer des pistes de solution pour un avenir qui soit enrichi », a déclaré le conseiller municipal du district de Tétreaultville, Gaëtan Primeau, dévoilant le plan de revitalisation au nom de la présidente d’honneur de cette démarche, Claire St-Arnaud, conseillère municipale du district de Maisonneuve–Longue Pointe.
Le réaménagement de la rue Notre-Dame, la consolidation d’un pôle récréotouristique (promenade Bellerive, centre récréosportif, parcs environnants), la création et l’amélioration de réseaux piétonniers sécuritaires, de même que la mobilisation d’acteurs locaux intéressés au transport actif et alternatif ne sont que quelques-unes des priorités présentées lors de ce lancement.
Le Plan de revitalisation urbaine intégrée se veut un plan directeur. Les axes d’intervention qu’il contient ont été définis par les citoyens et les acteurs locaux, dans le but d’améliorer la qualité de vie dans la zone ciblée, de consolider le tissu social, de favoriser la fluidité des déplacements et finalement, de dynamiser les rues principales tout en revitalisant les commerces, services et équipements.
La soirée s’est clôturée par un appel à la mobilisation pour la poursuite de la démarche. Les gens de l’assistance ont été invités à s’inscrire à l’un ou l’autre des comités qui identifieront les actions concrètes et les projets à développer pour chacune des huit priorités. Les commentaires recueillis au sortir de l’événement indiquaient que les gens présents semblaient satisfaits tant par le diagnostic de la situation de Mercier-Est que par le plan de revitalisation. Nombre d’entre eux se sont empressés de s’inscrire aux divers comités.
Les dollars commencent à arriver
Mentionnons que l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve bénéficie d’un apport financier de 95 000 $ pour le lancement du Plan de Revitalisation urbaine intégrée (RIU). Ce montant provient du Programme de renouveau urbain et il est assumé à parts égales par la Ville de Montréal et le ministère des Affaires municipales et des Régions (MAMR).
