L'événement est organisé par Concertation Saint-Léonard, Vivre Saint-Michel en santé et le Regroupement des organismes et des citoyens et citoyennes humanitaire d'Anjou (ROCHA).
Les marcheurs traceront à la craie ou avec une solution faite de poudre – le moyen restait à déterminer au moment d'écrire ces lignes –, un trait continu et symbolique, représentant le tracé du prolongement de la ligne bleue. De plus, à la hauteur de chaque future station, ils apposeront une affiche indiquant aux gens où celles-ci seront aménagées.
Rappelons que ce projet figure en tête de liste des 21 chantiers du Plan de transport de Montréal (PTM), aux côtés de l'implantation du tramway au centre-ville, la réalisation d'une navette ferroviaire entre le centre-ville et l'aéroport, ainsi que le renouvellement du matériel roulant du métro.
Le projet consiste en l'ajout de cinq nouvelles stations à la hauteur de la rue Jean-Talon Est (Pie-IX, Viau, Langelier, Lacordaire et des Galeries d'Anjou).
Le prolongement pourrait d'abord se faire jusqu'au boulevard Pie-IX, considéré comme une colonne vertébrale de transport collectif dans l'Est, lequel devrait aussi retrouver ses voies réservées, cette fois-ci en site propre, pour accueillir un système rapide par bus. Pie-IX sera aussi desservi par le train de l'Est, explique-t-on dans le PTM.
Dans l'Est, même si on souhaite la construction simultanée de toutes les stations, Daniel Duranleau, coordonnateur de Concertation Saint-Léonard, croit que les autorités peuvent y aller d'une première phase, jusqu'à Pie-IX, « dans le mesure où, dès le départ, ils fixent un échéancier pour l'ensemble du tracé. Une annonce chiffrée pour l'ensemble des cinq stations, dès qu'on commence à construire la station Pie-IX dans un premier temps, pour nous, ce serait honnête comme approche ».
Plusieurs centaines de millions de dollars devraient être investis dans le prolongement de la ligne bleue qui dessert l'Université de Montréal et dont l'intermodalité est renforcée par deux raccordements avec la ligne orange, soit aux stations Jean-Talon et Snowdon. Le gouvernement a annoncé la création d'un bureau de projet, mais les partenaires de la marche comptent tout de même manifester leur appui au prolongement de la ligne bleue puisque le projet a souvent été annoncé dans le passé sans se réaliser.
Dans une déclaration publique intitulée « Tracer la ligne, tracer l’avenir », qu'ils font signer, les trois maîtres d'œuvre de cette activité, au nom des citoyens et travailleurs, demandent « aux autorités concernées de procéder, dans les meilleurs délais au prolongement de la ligne bleue (…) ».
« Nous profitons de la présente campagne électorale municipale pour que les candidats se prononcent sur le sujet. La décision ne relève pas des élus municipaux, mais leur appui est essentiel pour sensibiliser les autorités concernées », fait remarquer Sophie Trolliet, agente de mobilisation et de développement au ROCHA.
Pour étayer leur requête, ils disent constater que la population du secteur nord-est de l’île de Montréal reste largement désavantagée par l’offre de services de transport en commun et que la présence de services de métro contribue au développement social et économique des quartiers et arrondissements desservis, ainsi qu’à la vitalité des artères commerciales concernées.
