Selon Caroline Bérubé, animatrice du « Skate Fest », cette aire de jeu devrait faire l’objet d’un agrandissement et d’un renouvellement de ses modules. Outre l’effet nouveauté, l’idée d’un tel projet permettrait aussi de maintenir la clientèle et peut-être même de l’augmenter.
« Je crois que notre skate park est celui qui fait le plus pitié en ville, s’exclame Caroline Bérubé. Il n’y a pas eu d’investissements récemment et l’intérêt des jeunes diminue. Ils n’ont plus de nouveaux défis à relever. »
« Ça devient trop facile pour les jeunes, fait remarquer Marlyne Naud, coordonnatrice de la maison des jeunes. Le skate park a été construit pour les débutants et il n’a pas changé depuis sa création. On voudrait bien des nouveaux modules, mais ce n’est pas évident quand on est confiné à un petit espace de stationnement. »
De son côté, l’arrondissement est conscient de cette problématique, mais rien n’indique que des mesures seront prises prochainement pour effectuer une cure de rajeunissement du skate park, établi il y a environ huit ans.
« C’est normal que les jeunes puissent devenir "blasés" après plusieurs années, affirme Christiane Rondeau, chef de la Division des sports et des loisirs de l’arrondissement. Nous ne sommes pas contre l’idée d’effectuer des changements, sauf que c’est toujours une question de sous. »
« Nous pouvons peut-être prévoir une somme d’argent pour le skate park dans notre Programme triennal d’immobilisation (PTI), mais ça ne veut pas dire que le projet se réalisera », ajoute-t-elle.
Selon cette dernière, le renouvellement du skate park pourrait être « une affaire de 20 000 $ ». Or, puisque le budget de l’administration Tremblay a stagné pour l’année 2010, l’arrondissement Anjou doit davantage préconiser une liste de priorités d’investissement. Le skate park n’en fait pas partie actuellement.
Entre-temps, le « Skate Fest » se déroulera comme prévu, le 27 août prochain, en début de soirée.
