L’heure de la revanche des super héros paralympiques

Daniel LeBlanc
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Signe qu’il ne faut surtout pas les prendre à la légère dans leurs disciplines respectives, tous et chacun ont maintenant un surnom révélateur. Le paranageur Benoît Huot est comparé à un «requin», le joueur de goalball Mario Caron à un «éclair», tandis que le hockeyeur sur luge Dominic Larocque s’appelle «le guerrier».

Une douzaine d’athlètes paralympiques sont mis à l’avant-plan dans la nouvelle campagne marketing du CPC.

À 125 jours des Jeux paralympiques d’été de Londres, le Comité paralympique canadien (CPC) a profité du Défi sportif AlterGo vendredi pour donner le coup d’envoi à une campagne marketing tout sauf monotone intitulée «Super Athlètes». Dédié à mettre à l’avant-plan les athlètes dont le handicap n’est pas un obstacle, le projet met en vedette 18 personnalités paralympiques.

Les Cindy Ouellet (basketball en fauteuil), Robbi Weldon (paracyclisme), Benoit Huot (paranatation), Diane Roy (athlétisme), Sarah Hunter (tennis en fauteuil), Mario Caron (goalball), Pierre Mainville (escrime en fauteuil), Paul Tingley (voile), Patrice Simard (rugby en fauteuil) et compagnie font partie de la campagne. Plus tôt cette année, quatre athlètes des sports hivernaux avaient fait l’objet de la même campagne.

Question de prouver que la détermination de leurs protégés est indéniable, le CPC a eu recours à une agence publicitaire pour les mettre en valeur dans des capsules d’une durée de 45 secondes. Du cheval de guerre à l’œil de lynx en passant par le métronome, la guêpe et l’armoire à glace, chaque athlète s’est vu attribuer un surnom qui décrit bien son attitude et son profil.

Lui qui a établi un nouveau record mondial à l’épreuve quatre nages lors des essais paralympiques canadiens au début avril, l’athlète Benoit Huot salue l’initiative de mettre les paralympiens sur la sellette. «L’objectif, c’est de parler de nous et de faire la promotion du sport paralympique, mais surtout de dire que nous sommes des athlètes à part entière. Je suis extrêmement fier de faire partie de cette campagne-là», a-t-il indiqué.

Celui dont l’obtention d’un billet pour Londres 2012 n’est plus qu’une formalité avoue avoir eu du plaisir quand est venu le temps d’opter pour un surnom. «Au départ, on a eu la torpille comme idée, mais on surnomme ainsi le nageur australien Ian Thorpe, alors on a pensé au requin. Même si c’est drôle de se faire appeler ainsi en fin de carrière, je trouve que ça colle bien à mes caractéristiques», soutient en riant l’athlète de 28 ans.

Même si l'heure de la retraite finira bien par sonner, Huot ne met pas une croix sur une autre participation aux Jeux paralympiques dans quatre ans. Mais d'abord, le détenteur de quatre médailles de bronze paralympiques veut se concentrer sur Londres. Son objectif là-bas est relativement simple. «Le meilleur temps, c’est ce que je veux. Si c’est accompagné d’une médaille, tant mieux», de dire le volubile athlète.

À l'aube de sa possible cinquième participation aux Jeux paralympiques, Diane Roy espère récolter l'or aux épreuves du 1500 m, 500 m et marathon sur la piste d'athlétisme à Londres. «J'ai beaucoup de travail sur la planche, on a des standards à faire et c'est en juin qu'on connaîtra l'identité des athlètes sélectionnés. J'ai de l'expérience, mais je suis tout autant excitée de participer aux Jeux chaque fois», a lancé la femme de 41 ans.

Paraplégique depuis un accident de VTT survenu en 1988, la détentrice de cinq médailles paralympiques acquises à Athènes et Pékin croit également que cette nouvelle campagne saura donner une visibilité inouïe au volet paralympique. «Ça donne de l'espoir et le goût de bouger aux jeunes. Ce n'est parce qu'on a un handicap que ça empêche de pratiquer un sport. Tout est ouvert, il y a tellement de possibilités», a-t-elle affirmé.

De nombreux dignitaires ont répondu présent lors du point de presse, dont le ministre d’État des Sports, Bal Gosal, le sénateur Larry Smith, le chef de la direction du CPC Henry Storgaard ainsi que la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre.

«Il ne faut pas oublier que derrière ces super athlètes, il y a toute une équipe de support afin qu'ils atteignent les sommets», de déclarer M. Storgaard.

Pour voir la campagne des super athlètes, rendez-vous sur Facebook, Twitter, Youtube ou sur le site web www.paralympic.ca/superathletes

Organisations: Challenge hivernal de Québec, athlètes paralympiques, défi sportif

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  • C Émond
    29 avril 2012 - 19:40

    Très bel article......belle visibilité pour nos athlètes paralympiques ....on vous encourage à bien couvrir leur performances!!