La piètre condition du terrain de football est la principale cause de cette situation. Comme l’avait indiqué le Flambeau en septembre 2009, une mésentente entre l’arrondissement d'Anjou et la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) est à l’origine du délai occasionné au sujet d’une possible réfection du terrain.
Depuis quatre ans, cette aire de jeu nécessite une cure de rajeunissement. La CSPÎ, propriétaire de l’endroit, a déclaré l’an dernier que le terrain de football était « dangereux et non sécuritaire ». Et c’est toujours le cas. Aucun changement n’a été apporté. Les Lions cadets et juvéniles devront vraisemblablement disputer une autre saison complète à l’extérieur.
« Ce n’est pas une situation rêvée, admet le nouveau directeur du premier cycle, René Normand. Tout ce que je peux dire, c’est qu’on espère pour le mieux l’an prochain. »
L’école ne peut faire autrement que s’armer de patience. Rappelons que la CSPÎ et l'arrondissement d'Anjou se sont entendus sur un investissement de 300 000 $ pour l'entretien du terrain. Cependant, des sommes d’argent n’auraient toujours pas été remises à l’arrondissement qui, en revanche, n’aurait pas effectué certaines réparations usuelles.
« Il n’y a pas eu changement depuis l’an dernier. Le dossier suivra son cour devant les tribunaux », a indiqué Christiane St-Onge, porte-parole de la CSPÎ.
« Pas de litige »
Malgré la situation actuelle qui pénalise tous les joueurs des Lions, le maire de l’arrondissement d’Anjou, Luis Miranda, a affirmé au dernier conseil qu’il n’y a « pas de litige » entre la Ville et la commission scolaire.
« Le terrain de football fait partie de la cour d’école techniquement parlant. Ce n’est pas moi qui décide qui peut jouer là ou pas. Le terrain n’a jamais été à nous. Il appartient à la CSPÎ.
« On paye déjà 400 000 $ par année pour être locataire des endroits appartenant à la commission scolaire, a ajouté le maire. La CSPÎ pourrait bien réinvestir cet argent pour nous aider à rénover le terrain de football. »
Même s’il a prétexté qu’il n’y avait pas de conflit entre les deux parties, M. Miranda ne s’est pas gêné pour affirmer qu’il était « pour » l’abolition des commissions scolaires.
