Cette victoire a jeté un baume sur les moments difficiles que vit l'organisation, qui risque d'encaisser un déficit de 10 000 $ cette année. Cette situation survient quand plusieurs joueurs ne parviennent pas à payer leurs cotisations, n'ayant pas l'argent pour le faire. De plus, les Archers ont dû déplacer trois parties éliminatoires à l'extérieur du parc Champêtre avec tous les frais et les pertes de revenus que ça comporte.
Le président de l'équipe, Pierre Robinette, se débat comme un diable dans l'eau bénite pour trouver du financement pour son organisation, mais le contexte socio-économique de l'arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve ne l'aide pas. Quelle compagnie majeure aura les couilles de s'identifier à une organisation sportive de Hochelaga-Maisonneuve ? Il la cherche encore.
Il y a quelques années, Robinette a pris le pari d'aider les jeunes de l'arrondissement aux prises avec des problèmes de comportement pour les faire jouer au football en plus de les obliger à fréquenter l'école. Avec leur mission sociale, les Archers ont réussi à remettre plusieurs jeunes sur les rails.
À chaque fois qu'un jeune parvient à graduer au niveau collégial tout en jouant au football, c'est une victoire pour les Archers, mais elle ne compte pas au classement. Dommage, car si tous les programmes de football civils avaient la même mission, le taux de décrochage pourrait être moins élevé au Québec.
On leur souhaite que le dossier du terrain synthétique au parc Champêtre se règle le plus rapidement possible. En attendant, ils doivent profiter de la conquête de leur championnat en célébrant comme il se doit.
Depuis plusieurs jours, le manque de production de l'ailier droit des Canadiens de Montréal, Michael Ryder, a fait beaucoup jaser.
Je ne connais pas personnellement Ryder, mais je l'ai vu jouer dans les rangs juniors avec les Olympiques de Hull pendant trois ans. Lors de cette période, il avait un coup de patin très moyen, mais comme le dirait Jacques Demers, il la mettait dedans !
C'est un joueur qui trouvait toujours le filet et savait toujours où se placer pour terminer les jeux de ses coéquipiers. Il avait des mains de chirurgien et les gardiens se demandaient où il avait lancé pour le déjouer.
En consultant ses statistiques, Ryder a des saisons de 25, 27, 30 et 30 buts depuis son entrée dans la LNH. De quoi les gens se plaignent au juste ? Il est régulier comme une horloge et je suis sûr qu'il retrouvera sa touche. Souvenez-vous que marquer ne s'enseigne pas et que c'est inné chez lui !
La plupart des gens mettent les déboires de son trio sur ses épaules. Ce n'est pas de sa faute si Chris Higgins manque des chances de marquer à la tonne à chaque match. En passant, un trio, c'est trois personnes !
