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Que retenir des incendies catastrophiques en Australie?



Steven Guilbeault
Publié le 24 Février 2009
Publié le 15 Avril 2010
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Sujets :
Gaz , Groupe Intergouvernemental , Le Devoir , Australie , Région de Melbourne , Victoria

Je suis sûr que vous avez vu ces images indescriptibles à la télé : des incendies catastrophiques dans le sud est de l’Australie (région de Melbourne et Victoria). Le bilan de ces incendies se chiffre à 2 000 maisons réduites en cendres et au moins 200 morts! Les média ont mis beaucoup l’accent sur le fait que certains de ces incendies ont été allumés par des pyromanes. Par contre, on a très peu parlé du lien entre ces incendies et le réchauffement climatique. Permettez-moi de le faire. Côté température, la campagne autour de Melbourne a enregistré au cours de cette période des records absolus de 47,5°C, 2,5°C plus chaud que le précédent record. Juste en passant, 47,5°C, c’est plus de 117,5oF! Entre 1950 et 1999, les températures moyennes en Australie ont augmenté de 0,9oC. Les meilleures évaluations scientifiques disent que les 2/3 de cette augmentation sont dûs au rejet de GES (Gaz à Effet de Serre) dans l’atmosphère. Il y a plus, un rapport datant de 2007 du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), l’autorité mondiale sur ces questions est on ne peut plus clair : « Dans le Sud est de l’Australie, l’occurrence d’un très haut danger ou extrême danger d’incendies est susceptible d’augmenter d’un facteur qui pourrait aller jusqu’à 25 % à l’horizon 2020 et jusqu’à 70% à l’horizon 2050. » C’était, comme on dit parfois par chez nous, écrit dans le ciel. Je reviens donc à ma question du début : « Que retenir des incendies catastrophiques en Australie? » De toute évidence, ceci : la lutte musclée, urgente, contre le réchauffement climatique est une question de survie. Ce sont d’ailleurs les mots qu’a employés Madame Line Beauchamp, notre ministre de l’Environnement, dans une lettre publiée récemment dans Le Devoir et qui se termine par cette phrase : « La crise économique appelle à des changements qui devront prendre en compte le défi climatique. Nous entrons dans une nouvelle ère où, par nécessité, nous devons concilier l'économie et l'environnement: l'ère de l'économie durable. Ce n'est même plus une question de choix. C'est une question de survie. » Jamais ministre n’aura aussi bien dit! Steven Guilbeault

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