Québec à Copenhague : ce sera - 20%



Steven Guilbeault
Publié le 24 Novembre 2009
Publié le 15 Avril 2010
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Sujets :
Défense environnementale , Équiterre , Fondation David Suzuki , Québec , Copenhague , Amérique du Nord

Le Premier ministre Charest a annoncé lundi dernier que l’objectif de réduction des émissions de GES du Québec sera 20 % d’ici 2020, sous les niveaux de 1990. Des groupes environnementaux du Québec et d’ailleurs au pays : Défense environnementale, Équiterre, Fondation David Suzuki, Institut Pembina et Vivre en ville, ont salué cette cible en soulignant qu’elle correspond à celle de l’Union Européenne. Pour le moment, la cible québécoise de -20% constitue la cible la plus ambitieuse en Amérique du Nord. Pour ces groupes, le Québec demeure un leader en Amérique du Nord. Ils constatent qu’il s’agit là de tout un contraste par rapport à l'inaction de plus en plus affirmée du gouvernement fédéral canadien. La cible de ce dernier n’est qu’un minuscule - 3%, la plus basse des pays industrialisés. Après avoir salué les engagements du Québec, les écologistes ajoutent que, selon eux, il est possible d’aller encore plus loin. Ils veulent travailler avec le gouvernement du Québec et le reste de la société pour proposer des pistes d’action et des mesures additionnelles. Toujours selon ces groupes, les secteurs où il faut agir prioritairement sont : les transports, l’énergie et l’aménagement du territoire. Je suis tout à fait d’accord avec les écologistes du Québec, et d’ailleurs au pays, quand ils font valoir ceci que le secteur des transports représente 40 % des émissions de GES au Québec. La première chose à faire donc, c’est de repenser nos façons de concevoir le transport. Le Premier ministre Charest l’a d’ailleurs souligné dans son discours, il faut bâtir des villes plus densifiées, faire plus de place aux transports en commun, moins de place à la voiture et freiner l’étalement urbain. Dans cette optique, l’un des projets les plus controversés au Québec est celui de la façon dont Québec veut réaménager l’échangeur Turcot à Montréal. Tel que prévu à l’heure actuelle, ce projet signifie l’ajout de dizaines de milliers de voitures de plus sur l’échangeur et l’augmentation de la congestion sur l’Île de Montréal. Pour le gouvernement du Québec, il s’agit là d’une question de cohérence. Le Québec peut certainement devenir un leader mondial en matière de lutte aux changements climatiques à condition de s’en donner les moyens. Steven Guilbeault

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