C'est notamment le cas de la gare Lacordaire, qui sera située au carrefour des boulevards Lacordaire et des Grandes-Prairies. Le Groupe Mach veut y construire un complexe résidentiel et commercial de 70 M$, comme l'annonçait en décembre dernier le Progrès Saint-Léonard.
D'autres projets se pointent le bout du nez aux gares Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies et l'Acadie, selon Julie Arcand, directrice des affaires publiques à l'Agence métropolitaine de transport (AMT). « Les gares, dans l'Est, croit-elle, serviront de levier de développement et redynamiseront des quartiers entiers. »
Ces projets immobiliers devraient être réalisés selon le concept TOD, pour « transit-oriented development », une combinaison des fonctions résidentielles, commerce au détail et bureau près des transports en commun.
Ces quartiers, comme c'est le cas à Saint-Hilaire et à Deux-Montagnes, permettent aux résidents de vivre, travailler, se divertir et magasiner dans un quartier à échelle humaine, où marche et transports en commun sont prioritaires.
Les TOD, selon le site masstransitmag.com, accroissent l'achalandage des transports en commun; réduisent la congestion routière, la pollution et la demande de pétrole; rehaussent les revenus fonciers et la valeur des terrains, donc le développement. Toujours selon ce site Internet, les promoteurs sont intéressés à investir à proximité des dessertes de transport parce que ces projets, plus denses, sont davantage rentables au chapitre de la vente et de la location d'unités d'habitation. Les résidents, écrit-on, sont enclins à payer le prix pour vivre à deux pas d'une gare de train de banlieue.
L'AMT tiendra des séances d'information en début d'année, histoire de tenir au fait la population de l'est de Montréal. Les négociations, selon l'Agence, vont bon train avec le CN, propriétaire de l'emprise ferroviaire, afin de partager les voies ferrées destinées au transport de marchandises avec les trains de passagers. Cinq départs sont prévus vers le centre-ville, à chaque demi-heure, matin (entre 6 h et 9 h) et soir (entre 16 h et 20 h), plus un aller-retour à l'heure du midi (entre 13 à 14 h) et un retour en milieu de soirée (entre 21 h 30 et 22 h 30). « C'est la ligne de train de banlieue qui comptera le plus de départs dès son lancement. Une offre intéressante permet aux gens d'adhérer plus facilement aux moyens de transport mis à leur disposition », relate Mme Arcand.
L'aménagement des sept gares implique la construction d'un quai localisé entièrement dans l'emprise existante du CN, alors que les stationnements prévus pour certaines gares seront localisés sur des terrains vacants dont l'AMT devra se porter acquéreur.
Soulignons que les audiences auprès du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) se poursuivent le 13 janvier avec le dépôt de mémoires. D'autres étapes suivront. Gares montréalaises du train de banlieue de l'Est- L'Acadie (Ahuntsic et Saint-Laurent) - Sauvé (Ahuntsic) - Pie-IX (Montréal-Nord et Saint-Michel) - Lacordaire (Saint-Léonard et Montréal-Nord) - A-25 (Anjou) - Saint-Jean-Baptiste (RDP) - Sherbrooke (PAT)
Le train de banlieue en chiffresInvestissement de 390 M$ 52 kilomètres de tracé total 30 locomotives à deux étages 5 locomotives bi-modes (diesel et électricité) 5500 personnes par période de pointe
