Des parents à la recherche d'un camp de jour pour leurs enfants risquent de se retrouver sans service cet été, faute de financement adéquat.
Il commence à se faire très tard pour les parents qui n'ont pas encore inscrit leur enfant. Les inscriptions ont eu lieu il y a déjà quelques semaines et actuellement les organismes tentent de trouver des solutions pour accommoder le plus de parents possible.
« Nous avons une liste d'attente de plus de 50 noms. Nous avons augmenté le ratio de nos groupes, mais malgré tout, ce n'est pas suffisant », constate Christine Dubé, directrice adjointe du Centre communautaire Hochelaga.
Le manque de places dans les camps de jour est dû à des circonstances particulières. D'abord, la cessation des activités des Jeunes Sportifs Hochelaga (JSH), qui offrait le service à environ 80 enfants, fait mal. Des coupures dans l'enveloppe budgétaire du programme Carrière-été du gouvernement fédéral amènent aussi son lot de tracas. Le tout, agrémenté d'un manque de planification de l'arrondissement, estime Mme Dubé, conduit à la situation problématique actuelle.
« En février dernier, nous avons eu une rencontre avec le responsable de la direction des sports, du loisir et du développement social, Renaud Côté. On nous a alors demandé si nous pouvions prendre la relève des JSH, ce à quoi nous avons acquiescé après avoir consulté le conseil d'administration, mais en autant que le financement de 14 000 $ que recevait les JSH suive… »
Les mois ont passé sans que rien ne bouge. À quatre semaines du début des camps de jour, la situation n'est toujours pas réglée.
Une nouvelle rencontre entre Mme Dubé et l'arrondissement a eu lieu, mais n'a pas donné les résultats escomptés. La liste d'attente du Centre communautaire Hochelaga a été remise à l'arrondissement, qui espère relocaliser les jeunes dans les camps de jour du CCSE Maisonneuve, des Loisirs Saint-Clément, du Centre Pierre-Charbonneau ou des Loisirs Notre-Dame-de-l'Assomption.
Mais il y a encore un hic. Les camps de jour du Centre communautaire Hochelaga sont parmi les moins dispendieux. Il en coûte 20 $ lors de l'inscription et 20 $ par semaine d'activités. Les repas du midi sont défrayés par l'organisme et chaque jeune reçoit une paire de souliers de course gratuite.
Encore faut-il que les parents qui devront envoyer leur enfant ailleurs aient les moyens d'inscrire leur jeune. Et c'est sans compter l'accessibilité, le transport, l'horaire, etc.
« Nous nous faisons un devoir d'offrir un camp de jour à un prix que notre clientèle sera en mesure de débourser. Au fil des ans, nous avons développé des partenariats avec plusieurs organismes et commerçants, de sorte que le prix de notre camp est très avantageux », admet Mme Dubé.
Cette dernière s'est adressée aux élus de l'arrondissement pour trouver une solution. Sans un financement approprié, des enfants pourraient bien devoir passer l'été avec une clé dans le cou et trouver le temps très long.
